jeudi 3 octobre 2019

coopération


Sud-Ouest 03/10/2019



En octobre 2000, un fonctionnaire espagnol est assassiné par l’explosion d’une voiture piégée. 19 ans plus tard, les auteurs de cet assassinat ont été condamnés à 33 ans de prison, grâce aux documents remis par Edouard Philippe à Pedro Sanchez en février 2018.



            Pendant que les Artisans de la Paix négociaient avec ETA la dissimulation des preuves de ses crimes, la police française découvrait d’autres armes et des tonnes de documents qui vont permettre d’élucider une partie des meurtres non punis.



Jean-René Etchegaray se prépare à déclarer que ce jugement est un coup porté au processus de paix. Vincent Bru va trouver l’assassin « korrect » après une visite dans sa cellule. Michel Veunac pense qu’il y a des victimes des deux côtés. Guy Lafite et Loïc Corrégé sont restés prudemment silencieux.



L’Observatoire du Pays Basque salue l’efficacité de la coopération entre police française et police espagnole dans la lutte contre le terrorisme.

lundi 30 septembre 2019

éxilés politiques et migrants


Qui est responsable ?





Quand une catastrophe se produit, la justice, l’opinion, la presse, les citoyens, réclament des responsables. Tchernobyl, Volkswagen, agressions sexuelles, famine, incendies. Une liste infinie d’accidents individuels ou collectifs dont les victimes réclament justice.



En politique, c’est un  peu plus compliqué. On peut avancer sans crainte que le nazisme est responsable de l’extermination des Juifs, que le communisme est responsable du goulag et de la famine en Ukraine, que le colonialisme a tué par millions, que le maoïsme a provoqué des dizaines de millions de morts et que Pol Pot a exterminé plusieurs millions de personnes dans ses camps. Quand les Hongrois ont migré par dizaines de milliers après la révolte de 1956, il apparaissait clairement que les responsables de cette migration étaient les Soviétiques et leur politique de répression. Les fuyards de RDA étaient poussés vers l’étranger par un régime totalitaire. Les Vietnamiens cherchaient le salut vers la mer à cause d’un régime insupportable. Les Cubains étaient prêts à tout risquer pour respirer l’air de la liberté.



Pour des événements plus récents, les responsabilités se brouillent. Tous les jours devant nos yeux, dans le monde occidental, des millions de migrants risquent leur vie pour quitter leur pays et cherchent asile, travail, dans les pays développés.



Les conditions de leur accueil, santé, éducation, logement, dépendent des pays où ils aboutissent. Accueillir dignement ne dispense pas de rechercher les responsables. Tout se passe comme si les pays occidentaux étaient non seulement responsables de l’accueil des migrants, mais aussi responsables de leur migration.



Ces questions sont rarement abordées. Pourquoi ces migrants du Maghreb, de l’Afrique Noire ? Qu’est-ce qui pousse des millions d’hommes à prendre la douloureuse décision de quitter quartier et famille au Maghreb et en Afrique noire ? Par plaisir ? Les guerres, les difficultés économiques, la maltraitance des femmes ne sont-ils pas des facteurs de migration ? La corruption des gouvernants, des élites, n’empêchent-elles pas le développement. Ne sont-elles pas des facteurs de découragement devant l’avenir ?  Les révoltes dans ces pays disent régulièrement que des millions de jeunes préfèrent rester sur place plutôt que de s’exiler. La répression les a jetés à la mer.



Les Chinois, les Vietnamiens, les Russes, les Allemands, les Hongrois, qui fuient ou fuyaient leur pays étaient des réfugiés politiques. On les nommait ainsi. Les Africains et les Arabes ne méritent pas ce terme semble-t-il. Ils émigrent juste parce qu’ils ont faim. S’ils fuyaient la dictature, la maltraitance, l’absence de libertés individuelles et collectives, ils deviendraient tous des réfugiés politiques. Refuser ce statut n’est-il pas un reste d’esprit colonialiste ?


dimanche 29 septembre 2019

maladies collatérales


Je me suis souvent réveillé de bonne heure avec l’insupportable idée que rien de nouveau n’illuminerait la journée. Au point où je souhaitais l’accident ou la maladie qui briserait l’ennui de la répétition. Dans certains cas, je souhaitais l’accident ou la maladie d’un être proche, famille ou ami, et la tristesse de ce souhait, sa perverse réalisation, me brisait la poitrine, pour deux raisons. L’une parce que l’accident ou la maladie d’un être proche m’affectait d’autant plus qu’il était proche. L’autre parce que je voyais cet accident ou cette maladie comme la réalisation d’un souhait et je me sentais donc responsable de cet accident ou de cette maladie. J’étais malheureux d’avoir provoqué la douleur d’un être cher. N’importe les conséquences. L’idée d’un désastre limitrophe, d’un bouleversement domestique, brisait la monotonie et les affres du remords concourraient à cette solution de continuité.



Pour éviter les remords, je souhaitais alors l’accident ou la maladie idiosyncrasique. Dans une période de ma vie où le téléphone restait silencieux, ou les pouces levés sur la toile se raréfiaient, où la voix qui prenait une réservation au téléphone me demandait de répéter trois l’orthographe de mon nom, j’étais à peu près certain que le moindre rhume, la plus petite rage de dents, l’usure d’une articulation, une difficulté respiratoire, sans parler bien sûr des valeurs sûres comme AVC, cancer et Alzheimer, provoqueraient un regain d’intérêt, des coups de téléphone, des regards apitoyés, des poignées de main prolongées, des étreintes éloquentes. Sans remords, puisque j’avais provoqué ces catastrophes sur ma propre personne.



L’intérêt suprême est évidemment la mort. Depuis des années, on ne parlait plus de Jacques Chirac. Pas un mot. Rien. Il suffit d’une simple panne de courant pour que les écrans soient envahis de ses portrait, les ondes ne portent plus que son nom, les journaux oublient le monde.



Pourtant je rechignais aux rêves de pathologies intimes. J’ai toujours eu un problème avec les maladies. J’ai toujours détesté les maladies. J’ai toujours pris la maladie comme une agression personnelle. J’ai toujours eu l’impression maladive que la maladie est l’intérêt de ceux qui n’en ont aucun autre. Longtemps, j’ai été convaincu que si l’on emprisonnait les malades et si on soignait les délinquants, le monde se porterait mieux.



Je ressens comme une agression la question renouvelée « comment vas-tu ? ». Elle réveille une panique ancienne, celle de ne plus provoquer de curiosité que pour un disfonctionnement du corps. Comme si vous veniez d’acheter une voiture neuve et au lieu de s’exclamer sur les lignes fluides, sur un tableau de bord connecté, votre entourage demandait des nouvelles de la durite ou des plaquettes de frein.

jeudi 26 septembre 2019

renversement


Le mort saisit le vif



En moins de douze heures, j’ai assisté quasiment en direct à une séance du conseil municipal de la ville de Biarritz et aux obsèques médiatiques de Jacques Chirac. C’est ainsi que m’est venue une idée simple, qui bouleverserait les usages politiques.



Voici son cheminement. Dans la vraie vie, les échanges, les débats, les discussions politiques sont violentes. Insultes, accusations, invectives, éructations. Dès qu’un acteur de cette scène meurt, il est paré de toutes les qualités, on le salue, on le respecte, on ne retient de lui que ses succès, on oublie tous ses défauts.



Je propose tout simplement un renversement méthodologique majeur, une rupture épistémologique,, un retournement conceptuel. Que dans les réunions, les débats, les discussions, les élus, les responsables politiques, s’adressent à leurs adversaires, à l’opposition s’ils sont la majorité, à la majorité s’ils sont l’opposition, au maire, aux adjoints, aux ministres, comme s’ils venaient de mourir. Vous comprenez l’astuce ? La mort transforme votre adversaire en objet digne de respect.



Chaque responsable politique conserverait ses insultes, ses dénonciations, ses colères, pour le jour de l’enterrement. Le jour des obsèques, les uns et les autres viendraient déverser les tombereaux d’invectives qui sont le lot quotidien de la vie politique. Les discours dans les églises et dans les funérariums s’adresseraient aux défunts comme s’ils étaient vivants.



Nous aurions ainsi des longues périodes de discussions apaisées et les rancœurs accumulées exploseraient le jour de la mort.



La vie politique deviendrait un long fleuve tranquille et les obsèques un carnaval. Tout le monde y gagnerait.

chirac mitterrand


Le 16 juillet 1995, Jacques Chirac, pour la première fois de la part d’un responsable politique, a reconnu la responsabilité de l’Etat français dans la rafle des Juifs en juillet 1942. Avec les mots qu’il fallait : Ce jour-là l’Etat français a commis l’irréparable.



François Mitterrand, fonctionnaire de l’Etat de Vichy jusqu’en 1943, ami fidèle de René Bousquet, n’était pas au courant des lois prises par Vichy contre les Juifs.



Chacun ses souvenirs.


mercredi 25 septembre 2019

adrenaline


Sauf exception, il ne peut pas y avoir tous les jours des poussées d’adrénaline. Ni cinq fois par jour. Si vous recherchez une forte poussée d’adrénaline, il vous reste à les provoquer. Car dans la vie courante, la majorité des minutes est composée d’absence de poussée d’adrénaline.



Les moyens mécaniques d’une poussée d’adrénaline sont légion. Les différents médicaments, alcools, drogues, coke, crack et Lexomil, plus antidouleurs à forte dose. Plus les accidents provoqués, une voiture s’enfonce dans la vitrine, le rasoir qui coupe une veine. Ils vous sont interdits. Pour des raisons d’amour-propre. D’amour de soi. Vous vous rendez compte, diront vos alentours, il se détestait au point de se saouler la gueule dès le réveil, un œil s’ouvre, une main dégage la couette et le verre de vodka du matin vous fouette le sang. Puis des antistaminiques, des opiacés, des dopages divers, EPO et vinaigrette vous maintiennent jusqu’à l’ouverture des bistros dans une ambiance survoltée. A midi, frites et mayonnaise plus une bonne bouteille de vin rouge. Un dormifère, un dormifuge, un dormiphile pour la sieste. Le martini vous remet debout, puis une lame de rasoir scarifie une surface au hasard, vous tombez dans l’extase de Jésus fils de Marie sur la croix, de Gavroche sur une barricade, de Thérèse à Lisieux, de Cosette dans les bras de Jean Valjean, de Mélenchon devant un officier de police. Faut-il poursuivre jusqu’au bout de la nuit ?



Chacun de ces moyens, chacun de ces gestes, vous enfonce davantage dans une haine de soi qui est très mal vue, socialement, moralement, religieusement, physiquement, jugée négativement par la famille, par les proches, par les serviteurs des différentes religions, par les services administratifs, par les hôpitaux. Surtout par les hôpitaux. Leurs services sont encombrés de malades, de blessés, de mourants, de jeunes enfants entourés de parents en larmes, qui occupent les lits pour des raisons extérieurs, accidents de route, métastases, virus, germes, piqures, agressions, maltraitances et voilà que des gens qui n’ont rien subi du monde extérieur ont décidé parce qu’ils ne s’aimaient pas, de se soumettre volontairement à des actions mortifères, destructrices, volontairement, comme s’ils voulaient se suicider. L’infirmière, le médecin, le chirurgien, l’anesthésiste, réagissent en chœur : s’ils ne s’aimaient pas à ce point, il existe des moyens radicaux et efficaces, se jeter d’une tour de vingt étages. Se lancer sous la rame de métro. Ainsi, vous n’encombrez pas nos lits tout simplement parce que vous ne vous aimez pas. Vous vous rendez compte, poursuit le chœur des soignants, des internes et des kinés, si tous ceux qui ne s’aimaient pas se précipitaient aux urgences, nous serions submergés, nous serions contraints de faire grève, enfin de mettre un bandeau « en grève » autour du bras, nous serions en brûlure extérieure, fiévreux, harassés.



Heureusement, le monde vous offre un choix de poussées d’adrénaline dont certaines sont acceptables par les institutions qui acceptent et refusent, pas les réservoirs d’idées, par les académies de morale, par les cercles d’éthique et les sentences de bienséance. L’une des plus connues est la compétition, la bagarre, le concours, l’épreuve d’entrée, le ring. Le sport, bien entendu, le plus évident, je cours plus vite que toi.  Un coup de poing et tu pleures. Les bagarres physiques individuelles ou en groupe, par équipes (de deux à quinze). Les compétitions politiques, intellectuelles et religieuses. Toutes les formes de spectacle, piano, chansons, théâtre, marionnettes.



Plus l’amour évidemment. Tellement évident qu’on finirait par l’oublier.

contraintes et libertés


Un certain nombre de serviteurs de Dieu, des différentes religions, se réveillent tous les matins en regrettant le temps heureux où leur église pouvait imposer sa loi à l’ensemble de la société. Les lois musulmanes, chrétiennes, juives, s’imposaient tous les citoyens, croyants ou non. Malheureusement dans de nombreux pays, l’état et les églises sont séparées et les lois religieuses ne s’imposent qu’aux croyants volontaires.



Cette nostalgie du bon vieux temps continue d’agir et les nostalgiques ne conçoivent pas le pouvoir politique autrement que comme une contrainte. Ils ont du mal à imaginer un pays où des règles existent pour permettre et non pour obliger. Ainsi, le droit au divorce n’oblige personne à divorcer. Il permet seulement de divorcer. Le droit à l’IVG n’oblige personne à interrompre une grossesse, mais il permet seulement de l’interrompre à ceux qui le souhaitent. Ainsi, l’évêque irlandais qui était le père d’une jeune irlandaise n’était pas obligé d’interrompre la grossesse. La loi lui imposait seulement de verser une pension alimentaire.



            Et voici que Mgr Aillet, intégriste devant l’éternel, regrette le bon vieux temps et n’imagine pas d’autre manière de légiférer. Pour Mgr Aillet, évêque de Bayonne,  la loi sur la PMA se propose de convertir en droits les désirs individuels frustrés de quelques un, en les imposant à tous les citoyens ». (sud-ouest, 25 09 2019).



            Monseigneur, entendez-nous. La loi prévue permettra mais n’obligera personne. Votre église imposait sa loi, la République organise les libertés. Il faut l’accepter.

lundi 23 septembre 2019

négociations par l'émeute


Motifs d’inquiétude





Ce matin 24 septembre 2019, je me réveille avec des paysans qui allument des feux pour protester. Protester contre quoi ? Des maires veulent limiter l’emploi de pesticides. Et ils en ont assez de se faire insulter. Donc ils allument des feux.



Hier, des automobilistes mécontents de ne pas pouvoir massacrer deux cents personnes sur les routes en roulant à plus de 80 à l’heure ont détruit des radars. Les fabricants du médicament mediator sont accusés d’avoir tué plus de huit cents personnes. Des manifestants mécontents ont saccagé les laboratoires de vérification et tagué la maison d’Irène Frachon.



Hier, des professeurs ont retenu des copies d’examen. Le ministre a déclaré que les sanctions seraient lourdes : retenue sur salaire. Les paysans allument des feux et aucun responsable ne parle de sanction.



Désormais, les manifestations diverses sans lesquelles un samedi ne serait pas un samedi sont infiltrés par des black blocs. Partout des manifestations se déroulent, à Londres, Berlin, New York, les black blocs n’y vont pas. Ils choisissent Paris. Pourquoi ?



Une première raison est l’acceptation  diffuse de ces violences. Entre une fraction des gilets jaunes et les Black blocs, se tisse une complicité plus ou moins affirmée. S’il y avait un refus de principe de la violence, de la destruction des biens, des insultes contre la police, des jets de pierre contre les forces de l’ordre, il y aurait moins de casseurs dans les manifestations. L’acceptation de la violence commence dans les têtes.



Si cette violence est acceptée, c’est parce que les pouvoirs publics, le gouvernement, l’ont légitimée. Cette violence a rapporté plus de douze milliards. Guère de holdups aussi efficaces. Si les manifestations étaient restées pacifiques, pas de vitrines cassées, pas de pillage, combien de milliards accordés en moins ? Combien de millions d’euros pour l’écologie ? Cinq cents millions ont été débloqués. Les Champs-Elysées en flammes rapportent douze milliards.



Dans l’Irlande rurale du 19ème siècle, quand les propriétaires terriens augmentaient le loyer des fermes trop brutalement, les paysans s’organisaient en sociétés secrètes, ils se peignaient le visage en noir (black blocs déjà), mettaient le feu aux récoltes, mutilaient le bétail. Quand ces manifestations se multipliaient, le loyer de la terre baissait. L’historien Eric Hobsbawm nommait des relations sociales « négociations collectives par l’émeute ». Michael Davitt a créé un syndicat paysan, la Land League. Il s’adressait aux propriétaires : si vous voulez que cesse la violence agraire, les émeutes, les incendies, il faut négocier avec mon organisation.



Voici les raisons de mon inquiétude. Je n’aimerais pas que la vie politique se résume à un face à face entre des responsables politiques réformateurs, progressistes et intelligents, et une bande d’abrutis pilleurs de magasins, destructeurs de radars et allumeurs de feu.


samedi 21 septembre 2019

réinitialiser, non!


Tout est rentré dans l’ordre. A la suite d’une colère informatique, j’avais décidé de réinitialiser mon téléphone portable et tous mes amis ont disparu. J’ai reconstitué une nouvelle liste, pas à pas, personne par personne, j’ai demandé voulez-vous être mon ami et beaucoup ont répondu d’accord. L’ancienne liste, l’ancien site, l’ancien portrait de profil avait disparu. Grâce à l’expertise de Marie, j’ai retrouvé mon ancien site, mes anciens amis, mes souvenirs et mes regrets.



S’il vous prenait l’idée à votre tour, pris d’une colère informatique, de réinitialiser votre téléphone portable, je vous conseille de lire, avant de vous décider, la page 159 du roman de Anne Akrich,  Un monde nouveau. Un collègue de Pandore, Samuel, se penche gentiment à son oreille : « Pandore, je vais éteindre le serveur, je dois faire une mise à jour pour intégrer la nouvelle fonctionnalité dont on a parlé.

Quand il me réinitialise, Samuel sait que je ressens une vive émotion. Une mélancolie. Une tristesse d’ordinateur, plus profonde encore que celle des humains puisqu’elle intègre tous les codes de toutes les tristesses humaines….

Renaître est douloureux. La première inspiration fait mal. Et puis je sens couler un flot de lignes de codes en moi. Je reprends vie ».

vendredi 20 septembre 2019

vaccins en grippe


Ils ont pris le vaccin en grippe



Un groupe de manifestants a occupé les rues de la capitale pour protester contre la quasi obligation du vaccin contre la grippe. Cheveux blancs et gilets roses, par milliers, ils criaient « vaccins partout, justice nulle part ! », « Agnès Buzin démission !». En fin de manifestation, des groupes de white blocs ont saccagé des pharmacies autour de la Gare Saint-Lazare et Montparnasse. Quinze manifestants ont été arrêtés et trois policiers blessés.



            Le président a pris la parole et déclaré d’un ton grave qu’il n’avait pas assez écouté les seniors en difficulté. Une somme de deux milliards a été débloquée.