dimanche 29 décembre 2019

misère de gauche


Robert Guédigian fait travailler ses salariés à moindre coût pour pouvoir produire ses films. Patrick Le Hyarec directeur du journal L’Humanité licencie quarante salariés pour continuer à publier le journal. Quand les patrons capitalistes agissent ainsi, ils subissent les foudres de Jean-Luc Mélenchon, François Ruffin et Olivier Besancenot. Conclusion, pour faire baisser les salaires des employés, licencier le personnel sans se faire stigmatiser par les révolutionnaires, il faut avoir des opinions révolutionnaires.


Comprenez-vous maintenant la tendresse de tous les insoumis révolutionnaires pour Cuba, Venezuela comme hier pour les pays du socialisme réel ? Ils généralisaient misère et chômage, mais leurs discours étaient de gauche.

samedi 28 décembre 2019

le silence des ministres


Les Blanchisseurs de crimes ethniques (sous l’enseigne des « artisans de la paix ») appellent à une manifestation le 11 janvier prochain pour exprimer leur colère contre les gouvernements français et espagnols qui persistent à écouter les associations de victimes et refusent des mesures de libération quand les assassins ne s’engagent pas à demander pardon, à renoncer à la violence, à ne pas célébrer leur sortie par des fêtes humiliantes pour les familles.

Cette colère s’exprimera par le brandissement de makilas, une arme de défense du Pays Basque, par des chants et des danses, par des discours irrités adressés aux gouvernements français et espagnols. Par la reprise mot pour mot du récit des terroristes : il n’y a pas eu agression d’une société démocratique, mais un « conflit » entre patriotes et les états républicains.

Jusqu’ici, la réaction des élus du Pays Basque français a été d’une grande clarté. Ils se partagent en deux : ceux qui soutiennent la manifestation et y participent, en le proclamant haut et fort, makila dans une main, micro de l’autre. Tous ceux-là chantent « il y a eu des victimes des deux côtés ». Et puis les autres qui ne soutiennent pas, qui ne participent pas mais ne disent rien parce qu’ils ont peur de fâcher des séparatistes aux élections, qu’ils craignent les emprisonnés qui parlent alors que les morts se taisent, parce qu’ils ont peur de leur ombre.

Pour les municipales de Biarritz, la situation se corse, si j’ose dire, avec l’arrivée de deux ministres d’un gouvernement que les Blanchisseurs ne cessent de dénoncer comme sans cœur qui laisse mourir les prisonniers. Que vont faire les ministres ? En effet, les patriotes abertzale se sont répartis dans les deux listes, celle des marcheurs du maire et celle des marcheurs de son adjoint. Les deux se déclarent amis du Pays Basque, l’un a épousé une bascophone, l’autre a choisi une sénatrice enthousiaste d’un territoire ethnicisé. Si Frédérique Espagnac va manifester avec un makila, Jean-Baptiste Lemoyne pourra dire je n’y étais pas, mais elle y est allée. Si l’épouse bascophone de Didier Guillaume participe à la sauterie bayonnaise, il pourra dire qu’elle le représentait, car elle parle basque, mais que lui était pris par une foire agricole dans la Vienne.

La solution est simple. Pour se sortir de ce guêpier, il leur suffit de continuer à dire sur ce sujet ce qu’ils disent en ce moment sur la réforme des retraites, sur les lois sécuritaires, sur la réforme de l’éducation, sur le Brexit, sur les relations avec les États-Unis, sur les traités transatlantiques, sur la laïcité, sur la lutte contre le terrorisme.

C'est à dire rien.

lundi 23 décembre 2019

Bazaine


Les prochaines élections municipales vont se dérouler dans un brouillard épais. Ce brouillard n’est pas propre à Biarritz. Il roule sur les rives de la Seine, de la Loire, des plages de la Méditerranée. Les statisticiens du Ministère de l’intérieur qui devront en mars dégager les grandes tendances sont sur les nerfs.

Pour des personnes, car il en reste, qui tentent de prendre position à partir de convictions générales, celles qui veulent penser universel en agissant local, les temps sont rudes. À Biarritz, mais pas plus qu’ailleurs. Les difficultés sont aggravées par l’absence de lieux de discussion. Des lieux où se tisseraient un fil, même frêle, entre l’universel et le global. Ce que nous savons, par des conversations privées, des réunions publiques, des articles de la presse locale, est simple. Des LR rejoignent un ministre socialiste et se font exclure des LR. Des Modem soutiennent le gouvernement au Palais Bourbon et flinguent les ministres en face du Palais, du coup ils se font exclure. Des marcheurs soutiennent un ministre et excluent d’autres marcheurs qui soutiennent un autre ministre. Un sénateur soutient un exclu tandis que l’exclu soutient son adversaire. Vous me suivez ? Les patriotes tentent de trouver une place dans la première offre, mais du coup se font admonester par d’autres patriotes qui se retrouvent sur la seconde offre. Les écolos ne se présentent pas mais excluent ceux qui se présentent dans une liste pas estampillée.

Je n’ose plus inviter mes petits-enfants de peur qu’ils me posent la question : pour qui tu votes, grand-père ? Je n’ose plus parler avec des amis de peur qu’ils me posent la même question. Dans la chaleur du foyer, nous ne prononçons plus le mot « tempête » qui permettrait d’échapper au maelstrom local parce qu’immédiatement, la partenaire plus engagée nous dit qu’elle aimerait se reposer un peu de la politique quand elle rentre chez elle. Si je dis recette de cuisine, elle me répond lâche moi la grappe si je dis ratatouille elle soupire. Nous fermons les portes et les fenêtres, nous calfeutrons les embrasures, nous regardons Zorro à la télévision et même là, c’est compliqué, parce le Sergent Garcia chasse Zorro mais admire ses actions, tandis Don Diego explique ses projets de construction d’un hôtel de luxe à Bernardo qui a l’immense avantage d’être sourd et muet.

Il faudra choisir. Vous me dites que j’ai déjà choisi. C’est vrai. Je me suis engagé pour Nathalie Motsch, soutenue par l’UDI, macron-compatible. Je répète mes raisons, pas tellement pour convaincre mes quelques lecteurs, mais aussi pour me convaincre moi.

Première raison : je suis complètement indigné par le manque de tenue morale de deux ministres qui sont actuellement responsables au plus haut niveau dans un pays qui traverse une grave crise politique et qui regardent les événements en se promenant autour des Halles. Comment voulez-vous que je fasse confiance à un pompier qui va offrir l’apéritif à ses électeurs pendant que la forêt brûle ? D’autres ministres briguent des mandats municipaux. Ils ont tous eu la décence de démissionner  avant même d’annoncer leur bifurcation. Eux restent ministre, généraux d’une armée en campagne, qui désertent Verdun pour se réfugier dans une ville plus tranquille.

Donc, ni Didier Guillaume, ni Jean-Baptiste Lemoyne. Biarritz ne les mérite pas et ils ne méritent pas Biarritz.

Restent Maider Arosteguy, Nathalie Motsch et Guillaume Baruch. Ma question est simple : Biarritz est actuellement directement menacé par des hommes d’argent, des financiers et par un dérive identitaire. Je constate tous les jours que la candidate la plus décidée à résister à ces forces est Nathalie Motsch.

Et j’espère de toutes mes forces que ces trois-là sauront se regrouper au second tour pour éviter de mettre Bazaine au pouvoir.

vendredi 20 décembre 2019

deux dates




Deux dates.



Les élus du Pays Basque français ne bougèrent pas le petit doigt quand ils auraient pu aider les véritables artisans de la paix que furent Basta Ya et les associations de victimes. Egoïsme. Pourquoi risquer d’importer un conflit alors que nos plages étaient si paisibles ?



Quand l’ETA se déclara vaincue en déposant les armes, en octobre 2011, elle demanda aux élus français de les aider à blanchir leurs crimes, à légitimer leur barbarie, à héroiser leurs massacres. Banco. Les Artisans de la Paix, blanchisseurs de sang et ramoneurs de terreur, entraînèrent toute la classe politique du Pays Basque français dans un raz de marée de soumission qui permit de faire croire aux terroristes qu’ils n’avaient pas perdu. Les victimes, leurs familles sont meurtries mais elles ne votent pas.



EH Baï s’adressait à tous les élus du Pays Basque espagnol : Pourquoi ne vous conduisez pas en Espagne comme vos collègues français ?



Après avoir abandonné nos amis espagnols quand ils avaient besoin de notre aide, ils se réveillent pour leur faire la leçon. Leçon au gouvernement français et espagnol : n’arrêtez plus les criminels puisqu’ils paradent à nos côtés. Leçon aux associations de victimes : ne pleurez aussi fort, vous nous empêchez de dérouler le tapis rouge sous les pieds des assassins.



Le 11 janvier prochain, à Bayonne, les blanchisseurs armés d’un makila agiteront leurs serpillères. Le 24 janvier prochain, à Bayonne, Covite et l’Observatoire du Pays Basque donneront la parole aux victimes. Retenez cette date.

jeudi 19 décembre 2019

le cru et le cuit


Conseil municipal du vendredi 19 décembre 2019. Ils ont cru.



Le maire, Michel Veunac, et Guy Lafite, premier adjoint. Ils parlent des logements à construire à Aguilera. Voici ce qu’ils disent : « Nous avons pris du retard parce que nous avons cru que c’était la communauté d’agglo qui décidait du plan de construction». Nous apprenons maintenant que c’est la ville qui décide.



Pendant trois ans ils ont cru. Pendant trois ans, ils  ont cru que Bernadette Soubirous avait seule le pouvoir de faire jaillir du stade d’Aguilera des logements sociaux. Ils le croyaient. Ils en étaient persuadés. Ils l’ont dit « nous avons cru ».



Puis, d’un seul coup, ils se sont frappés le front d’une main déterminée. Mais bon sang mais c’est sûr. C’est nous qui pouvons décider. Donc il faut vite décider. Tout de suite. Nous avons pris trois ans de retard parce que nous avons cru.



            Claude Levi-Strauss a écrit deux livres majeurs sur la manière de diriger une ville : « Le Cru et le Cuit et Tristes tropiques.


dictature du prolétariat


Radio France, À intervalles réguliers, des voix anonymes déclarent : à la suite d’un mouvement de grève d’organisations syndicales représentatives, nous ne sommes pas en mesure de présenter nos programmes habituels.

Représentatives ? 2 à 4% de grévistes. Les voix n’ont pas le droit de le dire. Elles ont juste le droit de dire « représentatives ». J’ai l’impression d’entendre les confessions publiques des dissidents en Chine qui demandent pardon.

Ça s’appelle la dictature du prolétariat.

mardi 17 décembre 2019

le soutien et le silence


Dominer, c’est obtenir le soutien ou le silence.



Encore une fois la communauté d’agglo du Pays Basque vote semble-t-il à l’unanimité un appel à manifester pour les prisonniers basques condamnés pour activités terroristes en bande armée. Le 11 janvier prochain. À manifester avec le makila. À manifester avec une arme. Car le makila est une arme d’autodéfense, me rappelle mon ami Jean Weber.

Encore une fois, je demande aux élus qui n’ont pas voté la motion de le dire. C’est d’une grande simplicité. Vous allumez votre écran et vous écrivez « je n’ai pas voté la motion appelant à manifester le 11 janvier avec un makila et je n’irai pas manifester ».

C’est tout.

Comme je suis l’un des rares à leur demander cette chose simple, et que je ne me lasse pas de le demander, vient le soupçon de dérangement mental. Si tout le monde est d’accord pour aller manifester le 11 janvier prochain, et si ceux qui ne sont pas d’accord pour aller manifester cachent leur désaccord, cela signifie que les Blanchisseurs de terreur dominent notre bout de territoire. Dominer, c’est obtenir le soutien ou le silence. Les Blanchisseurs dominent parce qu’ils obtiennent le soutien et le silence. Et ceux qui persistent à crier dans le désert et le silence sont un peu dérangés, non ? J’ai parfois l’impression qu’on me regarde curieusement. Vous le connaissez, non ? C’est celui qui pense que les artisans de la paix sont des blanchisseurs. Ah bon ? Mais c’est quoi les artisans de la paix ? Ils blanchissent quoi ? Les artisans de la paix appellent à une manifestation pour amnistier les prisonniers basques. Ah bon, il y a encore des prisonniers basques ? Pourquoi sont-ils en prison ? Qu’importe la raison, ils sont maintenus en prison par le pouvoir central et c’est un déni de justice et donc on va manifester avec un makila pour demander leur libération. Pourquoi un makila ? Un makila, c’est une arme d’autodéfense. Le Pays Basque est menacé par ceux qui maintiennent des prisonniers en prison. Vous ne comprenez pas ?

Je suis donc inquiet. Ce qui me rassure est qu’un petit groupe d’hommes et de femmes disent que mon combat est important. Pas nombreux, mais quand même. Ce qui me rassure aussi c’est l’appui, la sympathie, des gens qui ont vraiment subi la terreur d’ETA, les associations de victimes, les intellectuels comme Fernando Savater et Fernando Aramburu, des élues comme Maïté Pagazaurtundua. Des universitaires français comme Barbara Loyer qui savent de quoi je parle.

Ce qui me rassure aussi c’est le mouvement qui a emporté une honteuse sculpture (une hache, symbole de l’organisation terroriste), qui la fait rouiller dans un hangar et Jean-René Etchegaray est dans une colère permanente contre le petit groupe de militants antis séparatistes qui lui ont gâché la fête. Il les déteste. Il ne répond jamais à leurs lettres. Il refuse de discuter avec eux. Parce que son truc à lui, c’est l’unanimité. Si tout le monde est d’accord et que ceux qui ne sont pas d’accord se taisent, c’est qu’il a raison. Et il a vraiment construit une œuvre gigantesque. Il a fait croire à un pays en paix que nous étions en guerre et qu’il a rétabli la paix en mettant des armes rouillées dans la hotte du Père Noël. Et ces manifestants qui rouillent la sculpture, c’est juste une bande de dingues. Ils sont fous. La preuve c’est que tout le monde est d’accord avec lui. Sauf les étrangers cosmopolites. Des Basques espagnols, des intellos que personne ne connaît, le Prix Sakharov, c’est qui Sakharov ? Et le succès de Patria de Fernando Aramburu, a entièrement été organisé par des ONG étrangères, soutenus par l’Occident.



Ce qui me rassure aussi, c’est la prudence du président de l’agglo. Les motions de soutien à la teinturerie abertzale sont toujours présentées en fin de séance, quand une partie des élus est déjà partie, quand une autre partie range ses affaires et n’écoute plus. Jamais en milieu de séance où quelques bras cosmopolites et antipatriotes auraient pu se lever. Comme c’est dans le brouhaha de la fin, les élus qui ne sont pas d’accord disent qu’ils n’ont pas entendu la motion, ou qu’ils sont déjà partis. Bref, le confort s’installe. Ceux qui sont d’accord avec le blanchissage votent. Ceux qui ne sont pas d’accord disent qu’ils n’ont pas entendu la motion, qu’ils étaient déjà partis. Dans une conversation avec des antipatriotes, des cosmopolites, des agents de l’étranger, ils peuvent dire qu’ils n’ont pas voté.



Dominer, c’est obtenir le soutien ou le silence.



D’accord, et alors, de quoi je me mêle ? Je me mêle des affaires publiques. Parce que désormais, c’est ici, au Pays Basque français, que je vis et que je termine ma vie. Et les abertzale sont le sel de la politique au Pays Basque français. Il en faut juste une pincée pour que l’eau devienne imbuvable. Jamais assez d’écoles en langue basque. Il faut dans chaque mairie recruter des employés qui parlent basque. Il faut manifester avec les prisonniers, oublier leurs crimes et subventionner leur récit. La Catalogne, la Corse, sont d’ores et déjà contaminées par la division ethnique entre les vrais citoyens et les étrangers, les touristes, les Barisiens. Voyez les récits que mettent en avant les candidats : je suis un vrai biarrot, j’ai été bercé sur une planche de surf, mes enfants vont dans une ikastola, ma femme parle basque, je suis en couple avec une enfant du pays, et moi, les patriotes me disent : si tu ne plais pas ici, retourne à Paris. Les patriotes me demandent où je suis né. Où sont nés mes parents. Gare aux candidats qui n’ont pas de nom du terroir, où sont nés leurs parents ?

Voilà pourquoi je me bats. Parce que je vis ici. Parce les dernières années sont celles où l’on a un besoin urgent de tolérance, d’accueil ouvert, de présence au monde.

À côté de ça, excusez-moi mes amis trop prudents, quand vous me dites qu’il ne faut pas aborder ces sujets parce que vous allez perdre quelques voix aux élections, je me dis qu’on ne partage pas les mêmes enjeux.

N'ayez pas peur


N’ayez pas peur !



Jean-René Etchegaray a soumis aux élus du conseil communautaire du Pays Basque une motion « sur le processus de paix ». (Sud-Ouest 16 décembre 2019). Cette motion regrette que le parquet anti-terroriste rejette les décisions prises par le tribunal d’application des peines. Cette attitude de blocage, dit la motion, « ferme toute perspective de résolution définitive du processus de paix ». En effet, dit la motion, la question des prisonniers est la question centrale du processus de paix. « C’est pourquoi le 11 janvier prochain, « nous serons dans les rues de Bayonne, notre makila à la main ».



Pour que les mensonges répétés ne deviennent pas vérités, il faut rappeler sans se lasser :



Qu’ETA a cessé le feu en octobre 2011, vaincue par la société civile et par la coopération anti-terroriste entre la France et l’Espagne. Les artisans de la paix et les élus du Pays Basque ne déploraient rien, ne condamnaient rien, quand ETA massacraient les élus, les journalistes, les universitaires.



Depuis cette défaite, des centaines de prisonniers basques ont été  libérés : en demandant pardon à leurs victimes ou à leurs familles, en s’engageant à ne plus recourir à la lutte armée, en s’engageant à une sortie de prison discrète, respectueux de leurs victimes. Les prisonniers qui restent sont ceux qui ne se sont pas repentis, n’ont pas demandé pardon, ceux qui attendent de leurs amis de grandes fêtes à leur libération.



Dans la partie du Pays Basque qui a subi la terreur (850 morts),  la majorité de la population exige pardon, repentir et silence. Ceux qui exigent des libérations sans condition sont les séparatistes radicaux. Les élus de l’agglo qui ont voté la motion reprennent leurs paroles, leurs discours, ils demandent aux victimes d’ETA de cesser leurs exigences. Ils demandent aux victimes de se taire. À celles qui ne sont pas déjà mortes.



D’après Jean-René Etchegaray, cette motion a été votée à l’unanimité. C’est un mensonge. Un mensonge répété. Plusieurs élus n’ont pas voté la motion. Plusieurs élus ont déclaré qu’ils n’iraient pas manifester avec un makila à Bayonne, comme ils ont refusé de participer à l’humiliante installation d’une sculpture défunte.



La question qui se pose est simple. Pourquoi des élus de l’agglo refusent de suivre leur président et ne disent rien  quand leur président déclare qu’il est approuvé par tous ? Pourquoi les élus de la ville de Biarritz conseillers municipaux se taisent quand leur maire va déclarer au nom de la ville qu’il y des « victimes de deux côtés » comme le répètent les bourreaux emprisonnés ?



Je ne connais pas la raison. J’ai posé la question à plusieurs élus et  candidats. Maider Arosteguy m’a répondu que pour elle le danger principal au Pays Basque était l’Islam, pas le séparatisme. basque. Son directeur de campagne a courageusement pris position contre les Artisans de la Paix.  Guillaume Barucq n’a pas souhaité répondre. Guy Lafite ne souhaite pas répondre. Les deux ministres n’ont pas répondu à la lettre que leur a envoyée l’Observatoire du Pays Basque. Nathalie Motsch a déclaré en réunion publique qu’elle n’irait pas manifester aux côtés des Artisans de la Paix. Laurent Orthiz m’a affirmé qu’il n’avait pas voté la précédent motion du conseil mais n’a rien dit publiquement.



            Vous connaissez tous des élus de Biarritz ou de la communauté d’agglo. Posez-leur la question. S’ils n’ont pas voté la motion, demandez-leur pourquoi ils ne le font pas savoir. Dites-leur qu’ils n’ont aucune raison d’avoir peur.

zone rouge


Depuis que deux ministres se présentent aux élections municipales à Biarritz, le vent de gauche est devenu tempête.





Guy Lafite, marcheur et radical,  se réjouit des logements sociaux en construction derrière les échafaudages de l’Hôtel du Palais.



Ghys Haye, PS, santé et affaires sociales, s’engage à guérir les « défauts du maire », Elle travaillera dessus ».



Jeanine Blanco mariera ceux que Jean-Baptiste Lemoyne lui permettra de marier.



Alain Robert, délégué à l’amitié entre les peuples, propose un jumelage entre Didier Guillaume et Jean-Baptiste Lemoyne.



Le ministre Didier Guillaume a annoncé un grand plan pour les écoles. Première mesure : il n’y aura plus de glyphosate dans les cours de récréation à partir de 2035.



Sans compter tous ceux dont le cœur saigne pour les prisonniers basques emprisonnés pour activités terroristes en bande armée et qui iront manifester à Bayonne le 11 janvier prochain avec un makila pour demander à leurs victimes d’arrêter de se plaindre.



Une tempête de gauche souffle sur Biarritz.

dimanche 15 décembre 2019

main basse sur la ville


Main basse sur la ville



Que chaque citoyen de Biarritz  se rappelle en permanence les grands avantages de leur ville et les motifs de tension. La politique brasse trop d’égoïsmes et de générosités pour qu’elle reste paisible. Il faut des responsables qui nous disent clairement leur rêve de ville.



Biarritz a besoin d’esprits solides et de convictions fortes. Elle est menacée par deux forces considérables, habiles, résolues, tenaces : les hommes d’argent et les fous de la nation. Elle est menacée par des forces qui s’incarnent dans le monde sous le nom de Donald Trump, Boris Johnson, Salvini, Marine Le Pen. Danger imaginaire ? Qui aurait imaginé le Brexit il y a vingt ans ?



Biarritz est l’un des grands centres urbains, économiques et culturels de la côte basque. Elle est l’un des points de résistance solide aux dérives séparatistes et les abertzale ne cessent jamais de la considérer comme une cité retranchée dans une culture cosmopolite qu’il faut faire rentrer dans le rang.



Les fous de la nation ont les yeux fixés sur la Corse, l’Ecosse, la Catalogne, la communauté autonome basque. Quand le Pays Basque sera-t-il enfin réunifié, les cinq provinces  en une ? Quand la langue basque sera-t-elle enfin langue officielle ? Quand les autorités d’un pays basque fier accueilleront-elles les prisonniers basques libérés par des chants patriotiques et des libations ? Ils sont divisés, présents dans des listes différentes, avancent masqués après avoir avancé cagoulés. Ils comptent les élus qui participent aux manifestations patriotiques, tiennent leur fiche à jour. Mais tous avancent leurs pions dans la même direction. Ils ont réussi en Catalogne à diviser le pays en Espagnols et Catalans. Réussirent-ils à scinder notre côte en Français et Basques ?



Les hommes d’argent convoitent la ville. Ce qui est inquiétant est leur arrogance, comme s’ils étaient déjà maître des lieux. Voyez comment la famille Gave et J.B. Aldigé traitent ceux qui s’opposent à leurs plans. Les dettes et les difficultés financières sont la faute des élus, les victoires et les bénéfices leurs succès. Ils ne se cachent pas. Ils préviennent les élus que sans leur appui, ils ne seront pas réélus. Nathalie Motsch est menacée du pire. Guillaume Baruch est traité  d’adjoint à la mondialisation, une insulte courante chez Poutine et Salvini. « Si seulement nos élus avaient le courage de nos joueurs » disent les propriétaires, reprenant mot pour mot les éléments de langage qu’on trouve chez Donald Trump ou Bolsonaro. La politique comme on l’aime à la Maison Blanche. Les hommes d’argent menacent : si vous ne mettez pas la main au coffre-fort, nous allons nous retirer. Ils choisissent parmi les journalistes ceux qui leur plaisent et ceux qu’on n’invite pas. Le syndicat national des Journalistes, réuni en congrès à Biarritz, condamne. Le maire sortant et ses adjoints restants se taisent. Les deux ministres regardent leurs chaussures.





Les propriétaires du Château Boulard, Pierre et Brigitte Delalonde, ont entrepris des travaux qui ne respectent pas les règles des monuments historiques. Qu’importe, ils ont l’argent. Ils feront appel et contre-appel. Et les deux ministres envoient leurs représentants à l’inauguration.



Ces plans, ces ambitions, ces arrogances, ces mépris, ne sont dangereux que de la passivité des élus. De leur souplesse, de leur absence de convictions. La ville n’a pas besoin de ministres qui sont jacobins un jour, abertzale le lendemain, LR tendance Wauquier un jour, puis marcheur tendance floue.



            Mon soutien à la candidature de Nathalie Motsch est fondé sur ces quelques idées.