vendredi 9 avril 2010

pourcentage

Mon correspondant me dit qu'on ne peu nier la réalité, que la majorité des prisonniers en France sont musulmans. Je lui réponds que ces affirmations ne sont ni vraies ni fausses, elles n'ont un sens qu'avec la suite, elles ne peuvent pas être indépendantes des conclusions. Si je dis que la majeure partie de la population concentrationnaire sous le nazisme était juive, ça ne dit rien sur les juifs, mais ça dit beaucoup de choses sur le nazisme et la manière dont il envisageait de traiter la question juive. si je dis que la majorité des prisonniers en France sont musulmans, ça ne dit rien sur les musulmans, mais ça dit beaucoup de choses sur la manière dont les musulmans sont traités par la société française. Est-ce que c'est plus clair comme ça?

mercredi 7 avril 2010

zemmour, suite.

à la suite de la réaction à mon dernier blog, certaines réactions me permettent de m'expliquer davantage.Le racisme stigmatise une ethnie, une couleur, une origine, un trait communautaire et assigne à ses cibles un ensemble de défauts ou de faiblesses. Il trouve souvent des "phénomènes" objectifs pour le justifier. Il ne manquait pas de banquiers juifs pour "justifier" l'accusation d'avidité des Juifs. Les Irlandais des quartiers qu'on appelait "little Ireland" vivaient dans la saleté, la promiscuité. il suffisait de les décrire tels qu'ils étaient pour "montrer" qu'ils n'étaient pas vraiment des êtres humains.
80% des soldats américains au Vietnam étaient devenus des usagers de drogue. Quand ils ont été rapatriés, une minorité est restée accroc. Des chercheurs ont montré que cette minorité vivait dans les quartiers pauvres, dans des logements insalubres, sans perspectives professionnelle ou personnelle. La majorité de ces accrocs était noire. Les Noirs qui vivaient une vie de famille, qui avaient repris leurs études ou une activité professionnelle, qui vivaient dans des quartiers résidentiels, etc. avaient pratiquement tous abandonné l'héroïne. Dans ces conditions dire que les "Noirs sont drogués" n'a aucun sens. Dire que la majorité des emprisonnés est musulmane n'a pas plus de sens. C'est un avis qui révèle les phantasmes de Zemmour et n'a rien à voir avec la réalité sociale.
En Afrique du Sud, du temps de l'apartheid, des chiens étaient dressés pour attaquer et mordre les Noirs qui pénétraient dans les propriétés des Blancs.Nous sommes des hommes et non des chiens.

mardi 30 mars 2010

le bons sens

Pour Eric Zemmour : la majorité des dealers sont africains ou maghrébins. Alan Finkelkraut prend sa défense : si on nie la réalité, on fait un cadeau au front national et le FN sera au deuxième tour en 2012.

La majorité des dealers sont africains ou maghrébins. C’est le bon sens. C’est la vérité ? Que peut-on faire contre la vérité ?

On peut combattre ce bon sens là par d’autres vérités :

La majorité des traders sont blancs et chrétiens.

Alain Finkelkraut, qui enseigne à Polytechnique, n’a jamais remarqué que la majorité des élèves de l’X n’étaient ni africains, ni maghrébins.

Dans l’Angleterre du 19ème siècle, la majorité des prisonniers étaient catholiques et irlandais.

En Espagne, on dit que la majorité des délits est commis par des Andalous.

En Italie, la majorité des délinquants vient de Naples.

En Russie, les délinquants sont Tchetchènes ou caucasiens.

En Israël, les délinquants sont surtout des sépharades. Ou des Russes.

Aux États-Unis, la majorité des citoyens américains qui refusent que les pauvres soient bien soignés sont blancs et chrétiens.

On peut continuer ainsi. Ou on peut réfléchir, chercher, essayer de comprendre. Je croyais que c’était le travail des philosophes : ne pas accepter le bon sens, mais essayer de comprendre. Je me trompais rudement.

dimanche 14 mars 2010

jour de vote

jour de vote

J'aime les jours de vote. Comme assesseur. On ne fait rien de la journée et tout le monde vous regarde avec respect comme si on travaillait beaucoup au service de la société. Ensuite, je perçois la société, le quartier où je vis d'une manière plus précise. Défilent notamment les immigrés ou issus de l'émigration dont on ne parle jamais. Ils se sont bien habillés pour aller voter, ils disent bonjour, ils posent des questions sur l'ampleur de l'abstention, ils expliquent à leurs enfants ce qu'est une élection, ils donnent le bulletin à leur petit dernier pour qu'il ou elle l'introduise dans l'urne. une Franco-africaine garde ses enfants auprès d'elle dans l'isoloir et leur montre son choix. Ils ont un logement, une adresse, un travail et ils votent. Ils n'entrent pas dans le moule de ce que doit être un immigré ou issu de l'émigration et la sanction est l'invisibilité.

Quand le préau est vide, la pensée peut vagabonder. Réfléchir sur les signes distinctifs. Une veste de cuir noir est un signe distinctif qui peut perturber l'ordre public, car seuls les mafieux d'Europe de l'Est portent ce genre de vêtement. Un jean serré est un signe distinctif, surtout quand la personne qui le porte est une maghrébine libérée, ce n'est pas si facile. Elle parle fort et beaucoup comme toutes les maghrébines libérées parce que l'homme est parti, quelle libération, quel soulagement! La parole libre coule, abondante, forte, sonore. Les femmes voilées parlent bcp moins fort. C'est un avantage. Dans un train en partance, si vous avez le choix entree un wagon de maghrébines libérées et un wagon de femmes voilées, celui-ci sera plus silencieux, plus discret, celui-là plus intéressant, mais pendant le voyage, vous préférez généralement le silence et la discrétion. Pour le silence et la discrétion, cherchez la cravate rayée du cadre en première classe ou le voile.
Libellés : jour de vote

orlando zapata

jour de vote

J'aime les jours de vote. Comme assesseur. On ne fait rien de la journée et tout le monde vous regarde avec respect comme si on travaillait beaucoup au service de la société. Ensuite, je perçois la société, le quartier où je vis d'une manière plus précise. Défilent notamment les immigrés ou issus de l'émigration dont on ne parle jamais. Ils se sont bien habillés pour aller voter, ils disent bonjour, ils posent des questions sur l'ampleur de l'abstention, ils expliquent à leurs enfants ce qu'est une élection, ils donnent le bulletin à leur petit dernier pour qu'il ou elle l'introduise dans l'urne. une Franco-africaine garde ses enfants auprès d'elle dans l'isoloir et leur montre son choix. Ils ont un logement, une adresse, un travail et ils votent. Ils n'entrent pas dans le moule de ce que doit être un immigré ou issu de l'émigration et la sanction est l'invisibilité.

Quand le préau est vide, la pensée peut vagabonder. Réfléchir sur les signes distinctifs. Une veste de cuir noir est un signe distinctif qui peut perturber l'ordre public, car seuls les mafieux d'Europe de l'Est portent ce genre de vêtement. Un jean serré est un signe distinctif, surtout quand la personne qui le porte est une maghrébine libérée, ce n'est pas si facile. Elle parle fort et beaucoup comme toutes les maghrébines libérées parce que l'homme est parti, quelle libération, quel soulagement! La parole libre coule, abondante, forte, sonore. Les femmes voilées parlent bcp moins fort. C'est un avantage. Dans un train en partance, si vous avez le choix entree un wagon de maghrébines libérées et un wagon de femmes voilées, celui-ci sera plus silencieux, plus discret, celui-là plus intéressant, mais pendant le voyage, vous préférez généralement le silence et la discrétion. Pour le silence et la discrétion, cherchez la cravate rayée du cadre en première classe ou le voile.

vendredi 26 février 2010

orlando zapata

Sur Orlando Zapata : compléments et excuses : Le PS a publié un communiqué où il accuse les autorités cubaines d’être responsable de la mort d’Orlando Zapata. Je n’ai rien trouvé sur le site du PCF ou du NPA.

jeudi 25 février 2010

grèves de la faim

Orlando Zapata est mort dans une prison cubaine après une grève de la faim de 85 jours. À 42 ans, il était l’un des 65 prisonniers politiques de Castro. J’ai appris sa mort par la presse. Je ne savais pas qu’il menait une grève de la faim. Je ne connaissais pas son nom.

En mai 1981, Bobby Sands, emprisonné pour détention d’armes et appartenance à une organisation terroriste en Irlande du Nord, est mort de la grève de la faim qu’il menait pour avoir le statut de prisonnier politique. Pour protester contre l’intransigeance de Margaret Thatcher, alors Premier ministre britannique, des manifestations monstres eurent lieu dans les grandes capitales européennes. On dénonçait partout la cruauté de la « dame de fer », l’impérialisme britannique, on baptisait les rues des villes dont les maires étaient communistes du nom de Bobby Sands. On saluait partout l’héroïsme et le sacrifice du martyr.

Orlando Zapata est la victime d’une dictature communiste. La gauche révolutionnaire ne va pas le soutenir contre un adversaire de l’impérialisme américain. La gauche démocratique est non moins entravée par des habitudes calcifiées. Lula, en visite à La Havane, ne dit rien. Hugo Chavez, non plus, naturellement. Je n’ai pas entendu le Parti socialiste protester. Je n’ai pas entendu un maire socialiste proposer de baptiser une rue du nom d’Orlando Zapata.

Le mur de Berlin est tombé depuis plus de vingt ans. Dans les têtes, il en reste quelques briques.

Maurice Goldring

samedi 20 février 2010

antisémitisme

ça y est, c'est complètement accepté. Quand on accuse Georges Frèche d'être antisémite, il répond moi,pas du tout, je soutiens Israël. François Rebsamen utilise le même argument: Frèche n'est pas antisémite puisque certains lui reprochent ses prises de position sionistes. Pour une partie des Juifs militants pro-israël en France, prendre position contre des aspects de la politique du gouvernement israélien, c'est être antisémite. Ils ont gagné au moins dans le cas de Frèche et de Rebsamen. Personne ne comprendrait si Hortefeux et ses blagues douteuses sur les Arabes répondait: je ne suis pas antiarabe, puisque je soutiens le roi du Maroc. Pour Israêl, ça passe. Le Pen disait déjà la même chose. Il n'était pas antisémite puisqu'il soutenait l'état d'Israël.

Moi, je demande simplement : qu'est-ce que la gueule de Laurent Fabius a à voir avec Israël?

mardi 16 février 2010

carte d'identité suite

ça y est, je l'ai. elle m'attendait depuis le mois de juin 2009 derrière le guichet de l'antenne de la préfecture rue achille Martinet. D'une main, on m'a demandé un certificat de nationalité française comme condition d'obtention d'une nouvelle carte, de l'autre, on me fabriquait la carte. Huit mois de démarches pour rien. Je remercie les amis qui m'ont accompagné, la Ligue des droits de l'homme qui m'a soutenu. Je remercie mon père et ma mère qui ont fait la démarche de ma naturalisation quand j'avais trois mois, je remercie mon amie Brigitte qui était furieuse du refus de la préfecture, je ne remercie pas Brice Hortefeux qui ne contrôle plus rien, et bientôt, j'organiserai une fête " la fête de la carte d'identité", loù l'entrée se fera sur présentation d'une carte d'identité.

samedi 13 février 2010

carte d'identité suite

le pôle de l'identité qui doit me délivrer un certificat de nationalité a maintenant besoin de mon livret de famille et de mon acte de mariage. C'est sans fin. En même temps, le ministre de l'intérieur Brice Hortefeux déclare à l'assemblée nationale que désormais, une carte d'identité plastifiée suffira comme preuve de nationalité et qu'aucune autre pièce ne sera demandée. avec le texte de sa déclaration en poche, accompagnée par une avocate de la Ligue des droits de l'Homme et par la caméra de BMF, je me rendrai mardi prochain dix heures à l'antenne de la préfecture de Paris du 18ème arrondissement pour réclamer l'application de ce qu'a dit mon ministre, dc ma carte d'identité. Je promets de vous tenir au courant.