Le choix.
En Grande-Bretagne,
l’histoire se répète. La gauche travailliste à la porte du pouvoir hésite.
Est-elle en état de gouverner ? En Grèce, les positions extrêmes avaient
séduit, mais Tsipras, en premier ministre, doit assumer une politique sociale–démocrate. Déception. Au Royaume-Uni, les promesses
volent : nationalisations, augmentations, gratuité des universités. Comme
jadis le parti travailliste de Tony Benn, avec un programme très à gauche.
Battu aux élections, mais avec une grande pureté programmatique. La crainte de
gouverner s’exprime ainsi par les surenchères. On nationalise les banques, on
creuse le déficit, et on campe ainsi dans une opposition vertueuse et digne des
ancêtres. Qu’est-ce qu’on est bien dans l’opposition. On peut manifester,
vociférer, critiquer, dénoncer. Gouverner c’est plus ardu.
En période paisible,
ce petit jeu laisse le pouvoir à une droite moins agressive. Mais par les temps
qui courent, la droite à qui on abandonne le terrain est sous pression d’une
extrême droite, qui veut sortir de l’Europe, fermer les frontières. Dans ces
conditions, oui, il est urgent de parvenir au pouvoir, en rassemblant la gauche
et tous ceux qui refusent le retrait barbelé.
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