samedi 8 avril 2017

faire part


Nous avons la douleur de vous annoncer le décès de l’ETA ce samedi 8 avril 17.

On se réunira cette après-midi à quinze heures à Bayonne pour une cérémonie de recueillement.

La famille et les amis demandent aux élus présents de retirer leur écharpe tricolore.



le tonneau des Danaïdes


Xabi Larralde, enbata, avril 2017 : il n’y aura pas de paix au Pays Basque tant qu’il y aura des prisonniers. Nous voilà prévenus. Les blanchisseurs de terreur nous ont affirmé la main sur le cœur que l’opération du 8 avril serait la fin du conflit, la paix éternelle. Mais non, il n’y aura pas de paix au Pays Basque tant qu’il y aura des prisonniers.

Donc la prochaine étape c’est la libération des prisonniers. Les blanchisseurs pourraient organiser une évasion collective de ces prisonniers afin d’obtenir la paix définitive.

Ensuite : il n’y aura pas de paix au Pays Basque tant qu’il n’est pas réunifié. Je propose aux blanchisseurs de terreur de supprimer tous les panneaux marquant la frontière entre le sud et le nord du Pays Basque et d’imprimer de nouvelles cartes de France.

Ensuite, il n’y aura pas de paix au Pays Basque tant qu’il n’est pas indépendant. Je suggère aux blanchisseurs de déchirer leur passeport, d’imprimer de nouvelles cartes d’identité, de hisser l’ikurina sur les bâtiments publics.
Sinon, Xabi Larralde va déterrer de nouveaux dépôts d’armes.

vendredi 7 avril 2017

course à l'espelette


Après avoir été centralisateur et jacobin à l’égard du nationalisme corse, le FN prend un tournant identitaire et soutient les revendications corses, sur la langue, le territoire, etc. Il espère ainsi reconquérir un espace qui lui a longtemps échappé. (libé, 7 avril 17).

Pour l’instant, le FN des Pyrénées atlantiques ne participe pas à la dérive identitaire. Nul doute qu’il y viendra, sur le modèle corse, il demandera l’officialisation de la langue, l’amnistie pour les prisonniers, criera «on est chez nous » comme les bons patriotes. Il faut qu’il se dépêche, parce que dans cette course à l’Espelette, il sera précédé par LR, Modem, PS, sans compter évidemment les patriotes historiques.

11 mai 1998 Vittoria


Le 11 mai 1998, à la suite de l’assassinat par l’ETA d’un garde civil à Vittoria, une manifestation silencieuse, a rassemblé quelques milliers de personnes. Dans la foule, on remarquait deux écharpes tricolores, celle d’André Labèguerie et de Brigitte Pradier, conseillers municipaux de la ville de Pays Basque, présents à la manifestation sur mandat du maire, Didier Borotra. Des élus de Vittoria sont allés saluer les deux conseillers « enfin vous voilà, ça fait longtemps qu’on vous attendait ».

Cette participation est une exception. Les élus du Pays Basque nord ne regardent pas vers le sud et participent à des manifestations de soutien aux anciens etarras sous des formes diverses. Michel Veunac, Colette Capdevielle, Sylviane Alaux, Frédérique Espagnac, Max Brisson, Jean-René Etchegaray, se dépouillent de leur écharpe pour ne pas déplaire aux patriotes basques et manifestent contre l’emprisonnement d’étarras, pour l’amnistie, pour le rapprochement des prisonniers en fonction de leur ethnicité et pour le blanchiment des armes.

            Quand la députée socialiste Rafaela Romero est venue participer à une réunion à Biarritz sur le processus de paix, Colette Capdevielle, Sylviane Alaux, Frédérique Espagnac n’ont pas trouvé le temps de venir la saluer. Elles étaient trop occupées à  blanchir les armes de l’ETA. D’autres élus de gauche ont trouvé le temps, mais pas elles.

            Le 11 mai 1998, Didier Borotra, André Labèguerie et Brigitte Pradier ont sauvé l’honneur de la ville de Biarritz.

jeudi 6 avril 2017

une belle scène


Philippe Poutou et les puissants. Les réactions sont unanimes. Enfin les choses sont dites. Alors pourquoi ne pas se laisser aller ? Bravo Poutou, bravo Arthaud, vous leur avez dit leur fait, aux puissants. Bravo David contre Goliath. L’immunité ouvrière, ça n’existe pas. Et le discours d’Arthaud sur les contrôles pour les salariés. C’était sacrément envoyé.

Puis-je gâcher votre plaisir, un instant ?

Puis-je rappeler que Poutou et son parti soutiennent les pires dérives au Venezuela et à Cuba ? Faut-il rappeler que NPA et Lutte ouvrière n’ont jamais soutenu aucune réforme favorable aux salariés, car la gauche et la droite, sont de toute manière soutien du grand capital. Donc la sécurité sociale, le suffrage universel, la parité, les congés payés, n’ont jamais été soutenus ‘n’ont jamais été applaudis par les différentes variantes trotskistes.

Alors, dans le débat, les discours sont applaudis. Mais ces deux-là sont contraints de masquer la vacuité des programmes, le refus des alliances, l’impuissance généralisée, par le spectacle et l’esclandre. Nous avons assisté à une belle scène de théâtre. Pour les réformes favorables aux salariés, il vaut mieux chercher ailleurs.


respect des règles


Respect des règles.



Dans le train Paris Biarritz, deux carrés sont occupés par deux familles fillonistes. Qui vont voter Fillon. Qui déplorent la campagne médiatique contre leur candidat. Les accusations injustes.

Les enfants montent sur les banquettes en gardant leurs chaussures. La dame prend son téléphone et entame une conversation.

Je dis à la dame qu’il faut aller dans le sas pour téléphoner. Je dis aux enfants que c’est très sale de nettoyer les semelles de leurs chaussures sur le tissu des sièges.

La dame dit que premièrement, elle ne téléphone pas et que les enfants ne marchent pas sur les sièges, ensuite elle dit que mes remarques sont des accusations non fondées, pris à l’initiative d’un cabinet noir et que c’est insupportable.

Ceux qui pensent que j’ai inventé cette histoire me connaissent mal.




mercredi 5 avril 2017

déroute et nostalgie


Pour comprendre l’immense désarroi des etarras démobilisés, il faut se rappeler l’époque héroïque où ils étaient des champions de la liberté, chaînons d’un mouvement international, héros de rassemblements mondiaux, au premier rang de manifestations grandioses. Ils étaient preux chevaliers,  soldats torturés, abattus, poursuivis par des législations iniques. Le passage à la vie civile depuis les années 1990 a été douloureux. Le cessez-le-feu a eu les effets redoutés par ses adversaires : il ne reste plus qu’une déroute politique, individuelle et collective, une déroute culturelle, et littéraire. Pour comprendre cette déroute, il faut lire le roman de Florence Delay, Etxemendi, et passer ensuite au roman de Fernando Aramburu paru en 2016, Patria. Le passage d’une grande fête nationale à l’accablement des espoirs disparus, le passage d’un combat honoré à la description d’une horreur insensée.

     Vous comprendrez alors cet acharnement incongru à transformer la déroute en cérémonie, cette manifestation du 8 avril, désiré par les demi-soldes du combat national, tous colonel Chabert qui veulent pension et reconnaissance.

     Par pitié, admiration, nostalgie ou lâche soulagement, la société du Pays Basque français, moins traumatisée qu’au Sud, va participer le samedi 8 avril prochain à l’enterrement d’une époque.

lundi 3 avril 2017

un élément du cours


En septembre 2016, j’ai été exclu du cours de basque d’AEK parce que je souhaitais dire « Pays Basque français » plutôt qu’Iparralde. Ma prof m’a montré la porte : il n’y avait pas de place dans ce cours de basque pour un élève qui pensait que le Pays Basque nord était français. Après cette exclusion, j’ai écrit au maire et la « responsable de la langue basque » et je n’ai eu aucune réponse.

Le 19 mars, j’ai à nouveau envoyé un courrier à une dizaine de conseillers municipaux, au moment où ils votaient des subventions, pour leur signaler cet incident. J’ajoutais que dans les salles de classe d’AEK, la carte de France supprimait la frontière entre les quatre provinces du sud et les trois du nord. Cette suppression est interdite dans les ikastolas subventionnées.

J’ai reçu une seule réponse, celle de Ghislaine Haye, adjoint au maire, conseillère socialiste. Renseignement pris, dit G. Haye, « il semble que j’ai décidé de quitter le premier cours de moi-même ». Il ne s’agit donc pas d’une exclusion, mais d’une « décision de ma part ». Comme la langue est éloquente, comme la langue parle. En 1981, j’ai été exclu du PCF, mais comme Georges Marchais avait déclaré qu’il n’y avait plus d’exclusion au PCF, « je m’étais mis de moi-même en dehors du parti ».

Sur la carte, G. Haye dit que les cartes d’AEK indiquent les « territoires où se parle la langue » sans lien avec les frontières géographiques politiques. Madame Ghys, membre du parti de Jaurès (vous savez, celui qui disait, le nationalisme c’est la guerre), justifie ainsi le remplacement des frontières républicaines par des frontières identitaires.

Donc, j’ai « quitté le cours » en « désaccord avec les formateurs sur un élément du cours ». Quel est cet élément ? De penser, de croire, que le Pays Basque nord fait partie de la France. G. Haye, membre du parti de Jaurès, (vous savez celui qui disait, le nationalisme c’est la guerre), accepte l’amputation du territoire national par des nationalistes et pour elle, cette amputation est « un élément du cours ».

Reconnaissons à G.Haye un mérite, celui d’avoir répondu.

Les autres conseillers qui ont reçu ma lettre n’ont pas répondu. Tous répondent quand un électeur se plaint de la présence d’une poubelle sous ses fenêtres ou si un trottoir n’est pas nettoyé. Mais la lettre d’un électeur qui signale qu’ils subventionnent une association séparatiste, qui manifeste régulièrement en brandissant les portraits des djihadistes basques, n’est pas digne d’une réponse.

samedi 1 avril 2017

Les insoumis

Mélenchon

Mélenchon aime l'insoumission. Quand des insoumis manifestent à Moscou et dans d'autres villes russes contre Poutine, que plusieurs centaines sont arrêtés, Mélenchon aime moins l'insoumission.
Mélanchon aime la démocratie participative. Il donne en exemple le Venezuela. Et quand l'héritier de Chavez supprime les droits du parlement, Mélanchon aime moins la démocratie participative.

Les tribuns insoumis sont très bons dans les grands meetings. Pour le peuple, il vaut mieux qu'ils restent sur les estrades.

Le peuple

 MJS
Il fallait les voir, les Jeunes socialistes prohamons, dire que le PS avait perdu le contact avec le peuple, que le peuple était contre la loi El Khomri. Et voilà les élections et la CFDT pour la première fois, passe devant la CGT qui disait, comme les jeunes socialistes que le gvt Hollande avait perdu le contact avec le peuple.

Quel commentaire des jeunes socialistes, des prohamons? Ils continuent de dire qu'ils représentent le peuple.