« Zigor Goieaskoetxea éternue.
Ursoa Parot tousse ». Ils ont attrapé froid en allant rendre visite à des
presos (mediabask 30 novembre). Ils sont
emprisonnés trop loin. C’est une double peine. Alors que les familles des 829
victimes de l’ETA ont toutes, sans exception, pu enterrer les leurs dans des
cimetières proches de leur domicile.
après avoir donné de mauvais exemples, voici venir l'âge des bons conseils.
mardi 5 décembre 2017
lundi 4 décembre 2017
corse et pays basque
Les nationalistes en Corse ont gagné les
élections, la République en marche est quatrième. Pour la nouvelle communauté, la feuille de route est tracée :
co-officialisation de la langue corse, amnistie pour les prisonniers, plus
grande autonomie comme étape vers l’indépendance..
Au Pays
Basque français, la République en marche est en tête et les nationalistes sont
en quatrième place. La différence est donc grande. Pour la communauté d’agglo, la
feuille de route est tracée : co-officialisation de la langue basque,
amnistie pour les prisonniers, plus grande autonomie, rapprochement du Pays
Basque espagnol et français.
Pile
je gagne, face tu perds.
jeudi 30 novembre 2017
camps nazi et goulag
Zakhar
Prilepine auteur de L’archipel des
solovki, «entretien dans le monde
27 10 2017. Pour les camps : « je ne pense pas que l’Allemagne nazie
se soit inspirée du modèle soviétique. Ce parallèle me paraît simpliste. Les
camps nazis étaient des lieux d’extermination. L’idée des camps soviétiques
étaient de redresser les délinquants et les adversaires politiques. Si les
résultats coïncident partiellement, les objectifs s’opposent ».
« Les
résultats coïncidents partiellement ». Des millions de morts, des horreurs,
des tortures… Mais les objectifs s’opposent.
C’est
la différence entre l’inceste et le viol. Le violeur veut détruire sa victime. Alors
que le père viole sa fille parce qu’il l’aime. Les résultats coïncident partiellement, mais les objectifs s’opposent.
Effectivement,
Hitler détestait les Juifs, les tziganes, les homosexuels… alors que Staline
aimait son peuple, aimait les paysans, les communistes, les Juifs, les
ouvriers, qu’il envoyait au goulag. Les objectifs s’opposent.
venezuela et mélenchon
Jean
Luc Mélenchon et le Vénezuela.
Si le
Venezuela était en bon état, s’il ne s’enfonçait pas dans la misère et le
chaos, si les pauvres partaient en vacances au lieu de s’exiler, si les hôpitaux
étaient des modèles de centres de santé, JL Mélenchon demanderait à tous les
journalistes de l’interroger sur ce pays. Il dirait, aux journalistes, hein,
vous ne me parlez jamais du Venezuela. Et bien moi, je vais vous en parler…
Mais
comme le pays sombre, il ne veut pas en parler. Il veut bien, de temps en temps,
évoquer la redistribution de la manne pétrolière aux pauvres, comme il vantait
les ruissellements sociaux de la dictature castriste. Quand on le cherche, il
répond impérialisme américain, violence fasciste des opposants à Maduro. Mot
pour mot, idée pour idée, ce que moi, alors communiste, je répondais sur les
difficultés économiques (l’impérialisme fait tout pour rendre le développement
des pays socialistes difficile) ou sur les révoltes, je montrais les révoltes
hongrois comme des bandes fascistes qui massacraient les militants communistes.
Et j’ajoutais que j’en avais plus qu’assez que chaque fois que je voulais
présenter le programme communiste, on me lançait la Hongrie ou le goulag dans
les dents. Ça me mettait en colère. Et je hurlais que je serai toujours du côté
des peuples contre les impérialismes.
JL
Mélenchon a ainsi siphonné sans effort la mauvaise foi des avant-gardes révolutionnaires.
Il déteste la société où il vit, il veut la transformer et ce ne sont pas de vilains
faits comme la famine, les prisons ou les camps qui vont troubler sa campagne
christique.
mardi 28 novembre 2017
J'aime bien?
J’aime
bien ?
Tu aimes bien ton statut de seul contre
tous ? J’aime bien ? Pendant la guerre, je n’ai pas souvenir d’avoir
aimé me distinguer des autres voyageurs dans le métro parisien. Ensuite,
militant communiste, j’ai sans doute bien aimé être à l’avant-garde solitaire
dans des milieux hostiles, un lycée de bourgeois de province. Ensuite, je
fouille dans mes souvenirs, je me rappelle une certaine ivresse de la
dissidence, au sein des communistes qui me regardaient avec haine. Je me
rappelle avoir aimé inviter Conor Cruise O’Brien, un adversaire farouche de l’IRA,
à l’université de Vincennes, au milieu d’un comité de solidarité avec les
assassins républicains. Il y avait Conor Cruise O’Brien et moi qui présidait et
des manifestants qui hurlaient agents de l’impérialisme anglais. Et puis
ensuite au Pays Basque, où je ne me résignais pas à être touriste, mais où je voulais
intervenir, alors, on m’a insulté salement. J’étais un agent stipendié par l’état
français (ce qui était strictement vrai, puisque j’étais payé par l’état
français comme prof de fac), puis pour le responsable Batera Jean Esterle, j’étais
un gros facho, agent du Parti populaire
parce que j’osais dire que les prisonniers politiques étaient en fait des
terroristes condamnés pour activités terroristes en bande organisée. Puis je me
suis fait jeter d’un cours de basque d’AEK parce que je disais Euskadi Frances au lieu d’Iparralde. Puis
Peyo Claverie, l’élu patriote qui ne voulait pas « serrer la main à un
étranger ». C’était une plaisanterie, paraît-il. Tout ça dans une certaine
indifférence, mes amis pensaient que je l’avais bien cherché, que je
provoquais.
Est-ce que j’aime ces insultes, ces agressions,
ce harcèlement répétitif ? Je vais vous confier un secret. Non, je n’aime
pas. Quand on me demande si j’aime ça, je pense aux femmes à qui on dit les mêmes
mots : finalement, les comportements agressifs, les agressions, vous aimez
un peu ça, non ? Ceux qui ne savaient pas ont découvert récemment qu’elles
n’aiment pas.
Moi non plus.
Les femmes qui sont insultées ont
conscience de se battre pour l’ensemble de la société ? Elles sont le
terrain d’expérience d’une société brutale envers toutes les minorités. De la même
manière, la façon dont sont insultés et agressés ceux qui ne se taisent pas devant
la vague nationaliste est un indicateur précieux sur le type de société que
pourrait devenir la société basque si nous ne réagissons pas. Combien de gens
connaissez-vous qui n’osent pas parler dans les dîners en ville parce qu’ils ont
peur des réactions des abertzale ?
Combien d’élus craignent d’exprimer une
opinion différente sur la question basque parce que c’est trop difficile, trop
conflictuel ?
Quand je subis des insultes, je n’ai pas
trop de mal à résister parce que les haineux ne me visent pas personnellement. C’est
toute la société basque qu’ils veulent enchaîner dans leurs certitudes
identitaires.
lundi 27 novembre 2017
un clou ne chasse pas l'autre
Un élu hésite à intervenir
publiquement sur les « artisans de la paix ». Parce qu’il veut « respecter
son devoir de réserve ». Voici ma réaction :
Pour moi, le fond de ta position se situe dans la
formule « je veux respecter mon devoir de réserve en tant qu’élu ». Si
je comprends bien, les élus qui soutiennent les artisans de la paix, maires, le
CAPB et son président, les députés et les sénateurs, ont tous le droit d’agir
et d’exprimer leur opinion, mais ceux qui ne sont pas d’accord « respectent
leur devoir de réserve » en restant silencieux. C'est à dire que le devoir
de réserve s’impose (s’auto-impose) à ceux qui ne sont pas d’accord avec la
vague de soutien aux prisonniers. Ceux qui sont d’accord n’ont pas de « devoir
de réserve ».
Le résultat est connu : le Pays Basque français
est un immense désert politique et culturel sur la question identitaire. Franchissons
la frontière et nous arrivons dans un territoire pas moins basque que nous où
se confrontent en permanence les partis, les intellectuels, les associations de
prisonniers et les associations de victimes. Là-bas, on discute. Personne n’aurait
l’idée de s’imposer un quelconque devoir de réserve. Ici, en France, on a une
campagne puissante pour oublier les victimes de l’ETA et ne retenir du conflit
que les prisonniers condamnés. Dans le silence le plus total : on ne
discute pas dans les conseils municipaux, les maires vont manifester la main
dans la main avec les abertzale les plus réactionnaires, la presse ne reproduit
que les opinions admises. Et quand je parle, évidemment j’ai l’impression que
je suis un peu seul. Mais ce n’est parce que je provoque ou que je fais la
leçon. C’est parce que je suis effectivement un peu seul. Et que la seule
provocation qu’on me reproche est tout simplement de parler. De dire qu’il y a
danger identitaire au Pays Basque. Quand Peio Etcheverry-Ainchart déclare qu’il
ne condamne pas l’incendie d’Helette, personne ne réagit. Elu EHBai, il ne
brise pas son devoir de réserve en versant un peu d’essence sur la maison en
flammes. Il dit clairement « je refuse de condamner ». Si n’importe
quel élu de la République disait qu’il refusait de condamner un attentat
islamiste, le ciel lui tomberait sur la tête. Mais Peio Etcheverry-Ainchart ne
brise pas son devoir de réserve en ne condamnant pas l’incendie. Et en
demandant l’amnistie pour les incendiaires. Ça fait partie du folklore de la
famille basque et on ne touche pas à la famille.
Je vais donc poursuivre mon combat, avec ton
aide. Tous ceux qui partagent mon point de vue peuvent intervenir. En partageant
mes chroniques auprès de leurs amis internautes. En m’envoyant des messages d’encouragement.
Pour que je sois moins seul.
S’asseoir
sur un seul clou est une expérience douloureuse. Mais s’il y des centaines de clous, ça devient
un confortable tapis de fakir.
dimanche 26 novembre 2017
nouvelles du FRAI
Nouvelles du FRAI (Front régional
des abertzale insoumis)
Le texte pour la manifestation patriotique
du 9 décembre s’appelle « au risque de la paix ». « Pendant des
décennies le Pays Basque a connu la violence ». Qui était à l’origine de cette violence ?
Pas un mot. Le Pays Basque a connu la violence. Les actrices d’Hollywood ont
connu le viol.
Je reviens au texte : « Depuis
2011, une autre voie a été choisie ». : Qui a choisi une autre voie ?
On ne sait pas. Il me semblait que l’ETA, en 2011, a renoncé à la violence armée. Mais il ne faut
pas l’écrire, parce que si on écrit que l’ETA a cessé le feu, ça pourrait
vouloir dire que l’ETA était à l’origine de la terreur et si on dit ça dans un
texte qui veut la paix, on gêne le chemin de la paix.
En revanche, le désarmement de l’ETA
est dû à la société civile du Pays Basque français (français, c’est moi qui
ajoute) mais les gouvernements n’ont rien fait. Je vais vous dire quelque chose
que vous pouvez vous mettre dans la tête, bande de petits loulous sans
cervelle, les gouvernements français et espagnol ont beaucoup fait : ils
ont poursuivi, arrêté et jugé la majorité des terroristes de l’ETA, de manière
si efficace qu’environ trois cents sont jugés et emprisonnés et il n’en reste plus
qu’une trentaine en cavale. Ce rien a beaucoup fait pour que l’ETA cesse la
terreur. Sans compter les manifestations monstres de la société espagnole
contre les crimes les plus horribles de l’ETA, manifestations qui ont montré le
rejet de la terreur par un peuple debout pendant que les artisans de la paix s’agenouillaient
pour astiquer leur planche de surf sans entendre l’appel au secours des Basques
espagnols.
Le texte poursuit : « nous
savons les souffrances endurées de tous côtés ». C’est exactement la
déclaration de Donald Trump après l’assassinat à Charlottesville d’une militante
noir par des racistes blancs. Il a dit « il y a eu des violences de tous côtés »,
du côté des assassins et du côté des victimes. Donald Trump aurait pu signer votre
texte : vous lui avez envoyé ?
Voici parmi les signataires de ce
texte :
Les députés nationalistes de Corse,
Jean-Luc Mélenchon, Clémentine Autain, Eric Coquerel, Alexis Corbière, Attac,
EELV, Vincent Bru, Florence Lasserre, députés modem, Frédérique Espagnac, PS,
Etchegarray, (Lehendakari), Max Brisson, (LR) Fédération Copernic, Mouvement de
la Paix, Benoît Hamon, JC Lagarde, UDI, Parti de gauche, Toni Negri, ancien des
Brigades rouges, Daniel Simonnet Front
de gauche.
Plus des organisations : Attac,
CGT intérimaire, CNT, droits devant, fondation Frantz Fanon, Mrap, NPA, Parti
Pirate, Région et peuple solidaires, Sortir du colonialisme, Union démocratique
bretonne.
Nouvelles du FRAI
Nouvelles du FRAI (Front régional
des abertzale insoumis).
Dans le Pays Basque français, la
moitié du département 64, une population d’environ trois cents mille personnes
est menacée par une vague nationaliste qui emporte tout sur son passage. Cette
vague charrie des patriotes (abertzale), des insoumis, des républicains et des Modem
compatibles.
Nous avons été une petite poignée
au sein du PS à s’opposer à ce lent glissement vers le sparadrap identitaire. Les
élues cherchaient à grappiller des voix patriotes, elles se sont adressées au Président
Hollande et ont obtenu le permis de construire un mur administratif autour du
territoire basque français. Le président de la nouvelle agglo s’appelle le Lehendakari
et il manifeste pour les prisonniers basques en en compagnie d’Otegi, (EH bai),
Mélenchon et Clémentine Autain…La victoire d’Emmanuel Macron compliqua les
choses. D’abord, les constructrices du mur ont été battues aux élections malgré
leur tendresse pour le Front Régional. Ensuite, les marcheurs n’ont aucun goût pour
les organisations terroristes modernes ou anciennes. Mais localement, l’accord
électoral avec le Modem a permis le succès de deux députés fortement engagés
dans la sinistre campagne pour le blanchissage de la terreur. D’où une
situation bloquée. Il faut continuer à participer au lessivage camouflé sous l’étiquette
« artisans de la paix » et en même temps ne pas heurter la cohésion
nécessaire de la majorité en place. Comment ça se passe ? Ça se passe par
le silence. On ne dit rien, on ne fait rien. Je suis abertzale, voyez mes plumes,
je suis marcheur, voyez mes poils. Vous voulez qu’on parle des victimes, aucun problème,
on va en parler. Quand comment, nous verrons. Mais là, excusez-moi je n’ai pas le temps, je dois aller visiter
une prison pour soutenir la cause des condamnés pour activités terroristes en
bande organisée que mes alliés appellent prisonniers politiques. Dès que j’ai
terminé avec cette cause, je reviens vers vous pour parler des victimes.
jeudi 23 novembre 2017
merci à mes amis du conseil de Paris
Merci
à mes amis du conseil de Paris
Ils
ont voté à l’unanimité un texte de soutien « aux artisans de la paix »
du Pays Basque qui vont manifester le 9 décembre prochain pour les prisonniers
condamnés pour activités terroristes en bande armée.
Il
me semble aller de soi qu’un parti républicain demande à une organisation
terroriste de se dissoudre. Et aux auteurs des crimes de demander pardon aux
victimes. Puis de se taire.
Pas
question de tout ça pour les « artisans de la paix ». Ils demandent
le rapprochement des prisonniers, l’amnistie, voire la libération, et n’ont pas
un mot pour leurs victimes.
Cette
opération est entièrement téléguidée par les abertzale radicaux.
Merci
à mes amis du conseil de Paris. Un simple coup de fil à des élus socialistes du
Pays Basque espagnol les aurait renseignés, mais il est tellement plus simple
de faire confiance aux front de gauche et autres communistes.
Un
simple coup de fil aux associations de victimes au Pays Basque espagnol les
aurait fait réfléchir, mais les 830 victimes de l’ETA ne comptent guère au
conseil municipal de Paris.
Un
jour pas si lointain, un conseil municipal de Vittoria ou San Sebastian votera
une résolution pour soutenir des manifestations de soutien aux assassins du
Bataclan et mes amis du conseil de Paris seront indignés.
mercredi 22 novembre 2017
la grenouille sourde et le conflit basque
Lisez, vous saurez tout
Red Adair était spécialisé dans l’extinction
des puits de pétrole. Je suis le Red Adair des flambées nationalistes et
extrémistes. Quand le feu brûlait à Belfast, j’ai passé des années à contribuer
à éteindre le feu. Quand les engagements sociaux-démocrates se consumaient dans
les brasiers des postures radicales, j’étais là et je passais les seaux d’eau
dans la chaîne des reconstructeurs. Puis le feu s’est allumé au Pays Basque et
je suis arrivé casqué, avec ma lance à incendie et j’ai arrosé.
Au début, ce fut assez simple. Les
activités terroristes des fous de la nation basque détournaient la grande
majorité des habitants de leurs objectifs. Puis, sous les coups de boutoir d’une
société qui n’en pouvait plus de la terreur, les terroristes ont déclaré qu’ils
déposaient les armes et ils demandèrent à la société basque de se prosterner
devant une décision aussi généreuse. La société basque espagnole qui avait subi
l’essentiel de leurs activités assassines ne demandaient qu’une chose : qu’ils
dissolvent leur organisation, demandent pardon pour leurs victimes, s’engagent
à ne plus recourir à leur mafieux forfaits. Et qu’ils se taisent.
La société française qui vivait en
paix bien avant le dépôt des armes, qui avait tout fait pour se protéger de la
terreur outre-pyrénéenne, n’avait pas de
telles rancœurs. Ce fut chic de proposer ses services aux demi-soldes de la campagne
abertzale et comme les dames de la bourgeoisie rendaient visite aux asiles de l’East
End de Londres, d’aimables citoyens mirent
des bottes et des gants et allèrent déterrer des armes dont ils n’avaient
jamais eu rien à craindre après avoir demandé la permission à leurs propriétaires
qui ne les avaient jamais visés. Dans les rues de Bayonne, on célébra l’opérette
avec du cidre et de l’Iroulégy.
J’étais là avec ma lance et mon
casque, bien seul. Je lançais des alertes. Vous ne voyez pas que vous
contribuez à remettre en selle un nationalisme en difficulté ? Personne ne
m’écoutait. Les élus républicains négociaient avec des terroristes sans une
parole de reproche et tout le monde trouvait ça délicieux. On oubliait leurs
victimes car évoquer les 830 morts de l’ETA risquait de gâcher la fête. Les socialistes qui participaient à la grande
cérémonie du blanchiment de la terreur m’exclurent de leur rang.
Je continuais à arroser sans réaction
jusqu’au jour où un nouveau parti, la République en marche accepta de m’entendre
et de discuter. Nous en sommes là. Le dialogue s’est engagé.
Vous connaissez l’histoire de la
grenouille qui grimpe une muraille ? Des grenouilles au pied du mur
essaient d’escalader un mur. Les grenouilles à terre les regardent et les
découragent : vous n’y arrivez jamais, c’est trop dur, arrêtez, revenez
sur terre. Les grenouilles essayaient, mais étaient accablées par ces
avertissements. Puis une grenouille, toute seule, arrive au sommet et crie
victoire. La stupéfaction était totale. Comment était-ce possible ? On l’examina
sous toutes les coutures. S’était-elle dopée ? Non. On s’aperçut très vite
qu’elle souffrait d’un handicap sérieux. Elle était sourde.
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