lundi 27 juin 2016

les héritiers


Dans la tradition marxiste révolutionnaire, les élections et la démocratie parlementaire forment un système qui permet le maintien au pouvoir des  capitalistes. En vertu de ce principe, les marxistes révolutionnaires ont mis en place des systèmes où les révoltes étaient punies de morts, les peuples emprisonnés, les dissidents torturés. Le principe en était simple : une élite auto-proclamée détenait le pouvoir et la vérité, le peuple n’avait pas le droit d’avoir tort.

Deux systèmes ont appliqué ce principe : le nazisme et le stalinisme. Le vingtième siècle a été le siècle d’une lutte à mort entre démocratie et totalitarisme. Aujourd’hui, le flambeau de la terreur rouge et brune a été repris par les djihadistes qui détiennent la vérité et fouillent les cendres d’Auschwitz, du goulag, des Khmers rouges et des gardes rouges, pour y retrouver les braises de leur action.

Pour savoir de quel côté sont les zadistes, imaginons une France où ils seraient au pouvoir.

dimanche 26 juin 2016

mauvaise foi


Mauvaise foi

 

Les opposants à l’aéroport de Nantes n’ont pas boycotté la consultation de ce dimanche. Ils ont appelé à voter non. Ils n’ont pas dit qu’il ne fallait pas tenir compte de ce vote. Seuls quelques anarchistes ont appelé au boycott de ce  vote. Eux non.

S’ils avaient obtenu une majorité de non, ils auraient manifesté leur joie, sabré le champagne, dansé dans les rues. Le oui l’a emporté, ils disent maintenant qu’ils ne tiendront pas compte du résultat. Il fallait le dire avant. Maintenant, c’est trop tard.

Ils sont ravis, généralement, du résultat du Brexit. Ils ne disent pas qu’il ne faut pas tenir compte du vote. Mais les électeurs de Loire Atlantique sont considérés comme des ploucs qu’il ne faut pas entendre.

La dictature commence quand une minorité nie au peuple le droit d’être en désaccord avec elle.

courages


Courages

 

Une manifestation d’opposition à la loi El Khomri rassemble quelques dizaines de cyclistes qui roulent depuis la permanence de Colette Capdevielle à celle de Sylviane Alaux, deux députés socialistes, pour leur demander de voter la motion de censure contre le gouvernement de leur parti. Les manifestants ont été reçus par les deux députés, qui leur ont dit, d’après Sud-Ouest  du dimanche 26 juin 2016, qu’elles ne savaient pas encore si elles allaient voter la motion de censure, qu’elles regrettaient le manque de discussion… bref, il résulte de ce compte-rendu une obscure clarté et une inextricable vacuité. Leur position sur la loi El Khomri ne sera pas évoquée.

Ces fuites brouillonnes, ces évitements craintifs doivent être comparés à la clarté des positions de ces deux élues socialistes sur le regroupement ethnique des communautés du pays Basque, leur acharnement, leur enthousiasme pour proposer et défendre l’EPCI.

Demain, quand la droite revenue au pouvoir détricotera les mesures du gouvernement socialiste, le capital-formation, les prises en compte de la pénibilité, les négociations avantageuses pour les salariés, nos élues défendront dans la rue, avec une grande clarté, les mesures qui leur brûlent les doigts aujourd’hui.

Il restera de leur bilan un rassemblement ethnique dans la lignée de la vague brune en Europe et leur contribution à la défaite de la gauche qu’elles n’ont pas le courage de défendre.

Sacré bilan !

 

samedi 25 juin 2016

dérives


Cinq militants de « Bizi » ont pénétré de force dans les locaux de la sous-préfecture de Bayonne. Des forces de police les ont évacués et l’un d’eux prétend avoir été passé à tabac, puis renonce à porter plainte.

La sénatrice socialiste Frédérique Espagnac apporte son soutien aux militants Bizi. Elle ne dénonce pas l’effraction, elle apporte au contraire son soutien aux forceurs de porte.

Le mouvement social dirigé contre la loi El Khomri se durcit à mesure qu’il s’essouffle.  La CGT ne remet pas en cause les modifications du contrat de travail à la SNCF. Elle va bientôt être dénoncée par des activistes. Son service d’ordre est déjà insulté. Des enragés attaquent des permanences du PS, les locaux de la CFDT, et s’attaquent maintenant aux locaux de la CGT.

Cette évolution est préoccupante et ne devrait être acceptée par personne dans la mouvance du socialisme démocratique.

Frédérique Espagnac, sénatrice socialiste, apporte son soutien aux forcenés.

Membre du PS, j’apporte mon soutien à la sous-préfète de Bayonne.

 

jeudi 23 juin 2016

le mépris du peuple


Le mépris du peuple

 

Les émeutes, la colère, j’entends à la radio des intellectuels qui refusent de juger, il faut comprendre, les violences des casseurs ne sont rien à côté des violences sociales, le chômage, la misère…

Quand il n’y avait ni syndicats, ni droit de vote. Quand les ouvriers qui discutaient  à la fin de la journée risquaient les galères pur « réunion séditieuse », quand une lettre adressée au propriétaire pour demander une réduction du loyer de la terre était considérée comme une infraction, alors il  ne restait aux ouvriers, aux paysans que la violence, la mutilation du bétail, le bris des machines, pour se faire entendre. En outre, cette violence imposée aux classes laborieuses était considérée comme preuve de leur incapacité à devenir citoyens. Tout ce qu’ils savent faire, c’est casser.

Les ouvriers et les paysans ont appris à s’organiser, ils ont fondé des syndicats, des partis politiques, ils ont étudié, savent négocier d’égal à égal. Ils ont arraché le droit de vote, le droit de grève, le droit de manifester. Ils sont devenus des citoyens.

Pourtant, persiste  le refus d’accorder aux catégories populaires le statut d’êtres pensants. S’ils cassent des vitres de magasins, saccagent les distributeurs, incendient les voitures, il s’agit de colères légitimes, avec tout ce qu’ils subissent, n’est-ce pas…

Le modèle reste Robin des Bois, Mandrin, Cartouche. Jaurès, Mandela, Lula, l’intelligence politique au service des peuples, ils ne veulent pas connaître. Pour les intellectuels révolutionnaires, le peuple c’est l’ignorance en armes, c’est la colère sans réflexion, c’est la bêtise musclée. L’avantage, pour les intellectuels révolutionnaires, c’est que ce peuple-là  ne viendra pas concurrencer leur carrière dans les allées du pouvoir.

samedi 18 juin 2016

entêtement


Colette Capdevielle à l’Assemblée nationale, inlassable avocate des djihadistes basques demande encore une fois le rapprochement des prisonniers basques de leur famille. Pas des prisonniers qui ont braqué une banque ou vendu de la drogue. Uniquement ceux qui ont tué des élus et des gendarmes. L’élue socialiste n’a jamais pris contact avec l’Association des Victimes du terrorisme. Jamais participé à des manifestations contre les assassinats d’élus socialistes au pays Basque espagnol. Elle n’a pas lu l’accord du 12 janvier 2016 qui a permis la libération de 35 militants indépendantistes, dont Aurore Martin. Cet accord est un document signé par les 35 prisonniers, les juges espagnols et deux associations de victimes. Dans cet accord, les militants basques doivent assumer leur responsabilité dans la stratégie politique de l’ETA et accepter une « réinsertion individuelle ». Ils s’engagent à renoncer à toute activité en lien avec l’emploi de la violence, en souhaitant que cette reconnaissance contribue à la réparation des dommages et des souffrances causées aux victimes de l’ETA. Ils admettent avoir apporté leur contribution la démarche globale de l’ETA.

Cet accord est condamné par de nombreux indépendantistes, prisonniers ou militants. Colette Capdevielle  est donc la porte-parole des irréductibles. Sinon, en portant l’accord du 12 janvier à la connaissance des prisonniers basques en France, elle pourrait peut-être contribuer à leur libération.

vendredi 17 juin 2016

amalgames


Ainsi disent ensemble la gauche impatiente et les frontistes nationaux, la loi El Khomri est dictée par Bruxelles. Ainsi parlent les Briseurs en Grande-Bretagne, les populismes de droite et de gauche.

Donc, la gauche impatiente et les frontistes nationaux se retrouveraient ensemble avec le démagogue Trump qui s’appelle Boris Johnson en Grande-Bretagne, pour mener campagne contre l’Europe et ensemble, si la Grande-Bretagne se retire de l’union la semaine prochaine, ils enverront un télégramme de félicitations à l’UKIP et à Faragan.

Amalgame, malhonnête association, j’entends les accusations. Sur cette question, pourtant, je vous suggère de lire les discours des uns et des autres, de supprimer les signatures, et de jouer à qui dit quoi.

jeudi 16 juin 2016

gardes rouges


 

« L'avenir de la gauche est entre les mains de la jeunesse et pas dans les éructations de vieux embourgeoisés devenus plus conservateurs et réactionnaires que les antiquités au ventre mou, qui oublient très vite leur parcours et leur itinéraires . Les jeunes nous ont prouvé que leurs valeurs de gauche sont solides et quelle intelligence ! »

 

Telle est la réaction à un de mes textes critique des « frondeurs ». Signé Hocine Hamel, membre du PS à Biarritz, tendance révolution culturelle. Vous avez oublié ? Rappelez-vous, quand Mao lançait les gardes rouges contre les cadres et les intellectuels « embourgeoisés, conservateurs et réactionnaires ».

Le PS a vraiment besoin de se moderniser.

fronde et désertion


Scoops

 

Mercredi soir 15 juin, réunion de la section socialiste du PS. Ordre du jour : la montée des populismes en Europe. Présentation par les responsables des Jeunesses socialistes des Pyrénées atlantiques.

 En résumé : la montée des populismes en Europe est dûe  à l’abandon par les partis socialistes d’une politique de gauche. Les électeurs ne voyant plus la différence entre gauche et droite votent pour les extrêmes. Pourquoi plutôt à droite qu’à gauche ? Pas de réponse à cette question.

En France, la montée du Front national provient d’une politique d’austérité imposée au gouvernement socialiste par l’Europe.

En Allemagne des années trente, le parti socialiste s’est allié avec la droite ce qui a permis à Hitler d’arriver au pouvoir. La politique du Parti communiste allemand, les consignes de Staline, selon lesquelles l’ennemi principal était la social-démocratie, ne sont pas évoqués.

Pourquoi la montée des extrêmes nationalismes dans les anciens pays communistes : Russie, Pologne, Hongrie… ? La question de l’héritage stalinien ne sera pas posée.

Aujourd’hui, tout le monde, frondeurs ou socialistes de gouvernement, sont d’accord pour qualifier la politique de Lionel Jospin comme une politique de gauche. Cet épisode s’est terminé par la présence de Le Pen au second tour des présidentielles. La question ne sera pas posée.

J’entends avec effarement des discours que je ne voulais plus entendre. Ce fut la raison principale de mon éloignement du PCF. Ce parti considérait que l’ennemi principal était le PS, surtout lorsqu’il était au pouvoir. Surtout ne pas gouverner, ne pas prendre de responsabilité.

D’ailleurs, dans la discussion il fut dit par les « frondeurs » qu’ils auraient préféré Max Brisson à la mairie de Biarritz qu’une alliance du PS avec le centre. Comme ça, les choses sont claires.

LE RSA, les emplois jeunes, la remboursement de l’IVG, le mariage pour tous, la réduction des inégalités, la réduction des déficits, la gratuité des soins, rien ne compte.

Le discours qui consiste à dire et à répéter dans les réunions, dans les médias, que la politique de Hollande/Valls n’est pas différente d’une politique de droite contribue bien évidemment à la montée du FN qui considère que droite et gauche c’est pareil.

Ce discours est valorisé quand on le désigne sous le nom de « fronde ». Il s’agit d’une désertion en rase campagne. Plus la fuite est médiocre, plus les discours sont vertueux.  

mardi 14 juin 2016

vont-ils réussir?


Vont-ils réussir ?

 

Les tueries politiques construisent un piège d’une redoutable efficacité. Dans les sociétés où rien ne les justifie, elles visent à transformer les réactions à ces tueries en légitimations. L’emprisonnement d’un criminel devient la preuve d’une société policière qui doit être combattue par tous les moyens. Les bulletins et les communiqués de l’IRA et de l’ETA consacraient leurs colonnes et leurs paroles à la dénonciation des états policiers et fascistes espagnols, français, britanniques. Black Panthers, Action directe, Fraction armée rouge fractionnaient le monde en police d’un côté et de l’autre des héros martyrs ou prisonniers pourrissant dans les geôles. Même quand le conflit s’est épuisé, le refus de l’amnistie pour les assassins condamnés est considéré comme la preuve rétrospective de la justesse de leur combat.  

Au Pérou, en Colombie, en Argentine, au Mexique, les guérillas réussirent à transformer la vie politique en affrontements violents où les terrorismes d’état et les terrorismes des bandes armées puisaient chez les autres, chaque jour, de nouvelles raisons de combattre. Il faut ensuite du temps et des générations pour retrouver des formes de gouvernement apaisées et démocratiques.

Les exemples sont multiples de ces violences politiques qui ont tiré les sociétés vers les extrêmes. L’IRA a porté au pouvoir les ultra-protestants et les ultra- républicains en Irlande du Nord. Les attentats en Israël amènent l’ensemble du pays vers l’extrême-droite. Les conséquences des crimes djihadistes sur les sociétés poussent partout dans le même sens.

Si l’on excepte de sombres écarts, comme le GAL en Espagne ou les actions secrètes de l’armée britannique, Guantanamo aux États-Unis, les réactions du monde occidental aux attentats les plus monstrueux,  sont restées ancrées dans un socle démocratique. Interventions policières maîtrisées, justice fonctionnant selon les règles d’un état de droit. Les meurtriers arrêtés ont droit à des procès, des juges et à des avocats.

Contre les terreurs rouges, brunes, vertes, l’état de droit est notre force.