Nouvelle étape
La blanchisserie a fait faillite.
Les rideaux se ferment. Pilotée par les patriotes désarmés et les demi-soldes
de l’ETA, par les âmes mortes d’une armée défunte, l’opération « artisans
de la paix » s’est terminée le 8 avril 2018 par l’enfouissement de la
hache.
Le groupe « Mémoire
et Vigilance » a grandement contribué à cette défaite en manifestant
contre la sculpture, en étant reçu par des administrations, le Préfet, le
Président du département. Il a fait œuvre utile. L’objectif de l’ETA en déroute
se situait au Pays Basque espagnol. Là où se mène une intense bataille sur le
récit post-terroriste. Pourquoi ce qui était possible au Pays Basque français
ne l’était pas en Espagne ? Désormais, le Pays Basque français ne peut
plus être cité en exemple.
Dans le Pays
Basque français qui s’était prudemment mis à l’abri de la terreur, les artisans
de la paix ont pu faire croire un moment que le pays était encore en guerre,
que les bombes et les fusils grondaient dans nos campagnes. Cela dura un temps
court. La comédie est terminée. Les responsables répètent sans y croire qu’ils
ont fait la paix, et partout ils rencontrent la même réponse : les Basques
français ne savaient pas qu’ils étaient en guerre.
Mémoire et
Vigilance a montré que le Pays Basque français n’était pas unanime. Il a montré
avec l’aide des associations de victimes que les Artisans de la paix étaient
des fossoyeurs de la terreur. Désormais, il est clair comme l’eau des Pyrénées
que désarmer une armée morte et stopper une terreur inexistante fera partie
demain du folklore et pourra être le sujet cocasse des fêtes de village.
On pourrait en
conclure que les lanceurs d’alerte, les révélateurs de la comédie Txetx, Jean-René
Etchegaray & C° peuvent désormais se reposer sur leurs lauriers, raconter à
leurs enfants et à leur petits-enfants leurs exploits, montrer les parapluies
tagués, photocopier les articles de presse et commenter les vidéos.
L’heure du
repos n’est pas venue. Le combat contre le repli identitaire doit se poursuivre.
Mais la convergence incongrue de toute la société basque autour de la
lessiveuse est terminée. Les patriotes reprennent leurs campagnes singulières. Bagoaz
manifeste pour les prisonniers sans aucun élu. Seaska manifeste pour les
ikastolas sans aucun élu. EH Baï va soutenir la liste « Europe des régions »
aux élections européennes, et des listes abertzale aux élections municipales. Les
partis républicains se retirent de la teinturerie, ils y sont contraints par
les échéances politiques : les élections européennes obligent à choisir,
la rencontre Macron/Sanchez sur le bilan de la lutte antiterroriste oblige le
député Vincent Bru et le sénateur Max Brisson, pourtant ardents usagers de l’eau de Javel, à saluer la
coopération des deux pays dans la lutte antiterroriste. Les élus silencieux
jusqu’ici se disputent les places pour accompagner Macron en Espagne. Pour les associations
de victimes, c’est une excellente nouvelle. Les blanchisseurs espagnols ne
pourront plus utiliser le Pays Basque français comme exemple à suivre.
Il faut tirer
les conclusions du silence qui a suivi mon intervention à la réunion de Hendaye
avec la ministre Nathalie Loiseau. J’intervenais sur une étape terminée.
Vincent Bru redevenait député républicain. Continuer une campagne contre le
blanchiment de la terreur n’a plus de sens. A part les abertzale, plus personne
ne blanchit. Il faut désormais se consacrer à une bataille d’idées contre les
dérives identitaires. Contre toutes les tentatives de cliver la société en
Basques authentiques et étrangers. Il y a du travail.
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