vendredi 8 janvier 2016

ETA et EI.


Un djihadiste attaque le commissariat de la rue de la Goutte d'Or. Le quartier est bouclé, les images familières occupent les écrans pendant tout ce 7 janvier 2016. Des explosifs de l’ETA sont découverts en plein centre ville, face à la poste, deux personnes sont arrêtées. La télé régionale consacre trois minutes, les chaînes nationales ignorent. Un fourgon de police stationne devant l’immeuble, la rue de la poste n’est pas fermée, les gens circulent. La ville reste tranquille, les politiques se taisent, les habitants ne s’inquiètent pas. Il y avait de quoi faire sauter le quartier. Il faut bien se résigner : un danger familier est moins dangereux qu’un danger étranger. Mais en quoi les uns et les autres sont-ils plus ou moins français ? Les etarras et leurs explosifs refusent d’être français, ils veulent être indépendants. Ils brûlent le drapeau français et refusent de chanter la Marseillaise. Ils abattent des gendarmes. Les djihadistes brûlent le drapeau français, refusent de chanter la Marseillaise et tuent des gendarmes. Ceux-là obtiennent le soutien de députés socialistes, de syndicats et d’associations du Pays basque. Ceux-ci sont condamnés unanimement. Cherchez la différence.

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