lundi 28 décembre 2015

Corse et Pays basque


 

Jean-Guy Talamoni : « coup de tonnerre sur la Corse », le monde 19 décembre 2015.

Dans cet article du président de l’assemblée de Corse, j’ai seulement remplacé Corse par Pays basque. Sylviane Alaux, Colette Capdevielle et Max Brisson nous expliqueront demain qu’ils n’ont pas voulu ça.

 

Les électeurs ont décidé qu’un nationaliste dirigerait le bureau exécutif de l’EPCI du Pays basque et qu’un indépendantiste présiderait le conseil. Ainsi se trouve confirmé que le Pays basque n’est pas une simple circonscription administrative française, mais une nation, avec sa langue, sa culture, sa tradition politique propre. Déjà, avant même l’existence de l’EPCI, des mesures avaient été prises comme la cooficialité de la langue basque. Le nouvel exécutif a prévu un statut de résident pour lutter contre la spéculation immobilière, un statut fiscal visant à utiliser dans le nouveau territoire les impôts payés par les Basques pour le développement du Pays basque, une stratégie de développement rejetant le modèle du tout tourisme et privilégiant la valorisation de nos atouts culturels et naturels ainsi que la justice sociale. Enfin le nouvel exécutif demandera l’amnistie des prisonniers politiques prenant en compte le fait la phase de confrontation de quatre décennies est arrivé à son terme avec la décidions de l’ETA de sortie de la clandestinité. Le gouvernement français devra réagir positivement à ces demandes majoritaires. La question basque a disparu des écrans radars parisiens sans doute en raison de l’arrêt des opérations de l’ETA. Il faut prendre la mesure de cette décision historique et cesser de prétendre que le Pays basque c’est la France.

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