mercredi 28 février 2018

montoire


Montoire







Voici le communiqué de presse de Vincent Bru et Max Brisson (27 02 2018)



Après avoir rencontré les représentants des prisonniers basques, leurs familles et travaillé avec les associations les soutenant,



Nous avons souhaité ce matin à Saint-Sébastien rencontrer COVITE, la principale association de défense des victimes et de leurs familles.



Lors d’un échange avec Consuela Ordoñez et Rubén Mugica nous avons présenté le sens de notre démarche, sa recherche d’équilibre et d’impartialité, et écouté le point de vue de l’association COVITE dans le respect mutuel et dans le cadre d’un dialogue bienveillant.



Nous avons abordé devant nos interlocuteurs l’évolution du contexte politique, les conditions de détention des prisonniers basques dans les prisons françaises et leur rapprochement, la dissolution de l’ETA, la question de la reconnaissance des souffrances des victimes et de leurs familles.



Ils ont à leur tour regretté l’absence de repentir de l’ETA et les démonstrations ostentatoires lors des sorties de prison qui vont à l’encontre de la reconstruction du vivre ensemble.



Cette démarche auprès d’une association de victimes du terrorisme (curieux, le terme officiel disparaît) et ce communiqué méritent quelques remarques.



La démarche de nos deux élus est fondée sur « une recherche d’équilibre et d’impartialité. »



Ils ont donc évoqué les conditions de détention des prisonniers du Pays Basque, abordé la question de la dissolution de l’ETA (sans la demander), ont abordé la reconnaissance des souffrances des victimes (sans la solliciter).  Les victimes de l’ETA (qui savent de qui elles sont victimes) regrettent l’absence de repentir, mais Bru-Brisson ne regrettent rien, Les victimes regrettent les manifestations ostentatoires lors des sorties de prison, mais Bru-Brisson ne regrettent rien. D’ailleurs, Bru a trouvé les prisonniers « corrects » quand il a visité les cellules, mais il n’a pas repris le mot devant leurs victimes.



Voici donc la situation. Il faut s’en tenir aux faits, aux paroles. Des photos derrière une banderole « nous les voulons chez nous », mais pas un mot de sympathie pour les victimes de l’ETA. D’ailleurs, l’ETA a disparu du vocabulaire Bru-Brissonien.



Ces deux-là, on aurait dû les envoyer en Corse à la place de Macron. Ils auraient expliqué à la veuve du préfet qu’ils ont rencontré les prisonniers corses, dans une recherche d’équilibre et d’impartialité. Ils auraient abordé la question du rapprochement des prisonniers corses. Madame Erignac  a regretté l’absence de repentir. Elle a regretté les manifestations ostentatoires lors des sorties de prison. Bru-Brisson n’auraient rien dit.





Franchement, ça aurait eu de la gueule. La France stupéfaite aurait retenu son souffle.



Désormais, Bru-Brisson vont pouvoir dire qu’ils ont rencontré les victimes. Des mois de discussion, de dialogue, de manifestations avec les organisations de soutien aux prisonniers basques condamnés pour activités terroristes en bande armée.  On manifeste, on se congratule, on regrette que les gouvernements français et espagnol ne répondent pas à leurs revendications. Une rencontre sèche avec les victimes du terrorisme où nos deux élus n’ont pas un mot de sympathie.

La honte.



Tout ça pour un plat de quelques lentilles électorales.

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