samedi 9 juillet 2016

stalino-fachos


À Cambo-les-bains devait se tenir l’université d’été du Parti socialiste des Pyrénées atlantiques. La salle de cette réunion (privée) était occupée par des militants du comité «‘jusqu’au retrait », contre la loi El Khomri , comité composé de la CGT et de partis et syndicats basquisants (EH Bai, LAB...) Ils ont crié des slogans, ont cassé une vitre. Ils ont obtenu une victoire éclatante : les militants socialistes se sont retirés  et sont allés  discuter dans les bois, sous les arbres.

La dernière fois que je dus ainsi aller discuter dans les bois, ce fut à Prague, en 1970, le séminaire de l’historien Karel Bartosek était interdit. Pour rencontrer Karel, il fallait se réfugier dans les bois. Des bandes qui cassent les vitrines des partis politiques, on les appelait fascistes dans les années 30. Des bandes qui interdisent des réunions, on les appelait staliniens dans les années 70.

Aujourd’hui, dans les années 2016,  l’héritage a été recueilli par des stalino-fascistes qui interdisent des réunions, cassent les vitres des locaux des magasins juifs, non, pardon, des locaux PS. Les réunions doivent se tenir clandestinement.

Nos élues socialistes, si promptes à rédiger un communiqué quand un membre de l’ETA est arrêté, sont restées silencieuses. La fédération du PS hésite à porter plainte. Colette Capdevielle estime qu’il faut « renouer le dialogue » avec les casseurs- censeurs.

Les stalino-fascistes sont une minorité fatiguée. Ils ne sont forts que de nos faiblesses et de nos renoncements.

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