jeudi 15 juin 2017

bataille des idées


Une avant-garde s’arroge le droit de nommer. Jean-Luc Mélenchon nomme ceux qui font partie du peuple et ceux qui n’en font pas partie : les électeurs d’Emmanuel Macron. Les marcheurs sont les laquais du Medef et des banques, les insoumis forment le peuple. Parmi ceux qui s’arrogent le pouvoir de nommer, les avant-gardes nationalistes sont les plus expérimentées. Il faut d’abord frapper un grand coup, tuer un gendarme, incendier un château, occuper un bureau de poste. La suite est familière : font partie du peuple ceux qui approuvent l’action, ceux qui participent aux enterrements des victimes, ceux qui manifestent pour la libération des agresseurs emprisonnés. Ceux qui condamnent ces actions, les appellent crimes, demandent des sanctions, ne font pas partie du peuple. Quand viendra le moment d’établir les listes d’électeurs, il faudra bien se rappeler qui aura le droit de vote et qui ne l’aura pas. Le peuple aura le droit de voter, les autres sont des touristes qui n’auront pas le droit de voter.

Dénoncer le pouvoir exorbitant de ceux qui saisissent le pouvoir de nommer, le dénoncer en permanence, ça s’appelle la bataille des idées. « L’engagement et la persévérance des militants abertzale a permis de remporter la bataille des idées », écrit un responsable d’EH Baï (Mediabask, 15 juin 2017). IL poursuit : « il suffit de jeter un coup d’œil sur les programmes de la plupart des candidats pour s’en rendre compte ».

Jean-Luc Mélenchon, les frondeurs du PS, le FN, ont été battus sur le terrain des idées. Au Pays Basque les abertzale ont « remporté la bataille des idées » parce que les principales forces politiques et sociales ne les combattent pas. Après un long sommeil de la pensée, on se réveille comme en Corse avec un conseil territorial nationaliste.  


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