mardi 13 juin 2017

les avant-gardes


La participation des étudiants aux élections universitaires est souvent inférieure à dix pour cent.  Pourtant, les organisations étudiantes, l’UNEF en tête, proclame que le peuple est avec elles quand elles manifestent contre la réforme du contrat de travail. Des élections ont eu lieu sur l’aéroport de Notre Dame des Landes, mais le peuple est celui qui a voté contre. Des groupes qui ont pris l’habitude de déclencher des grèves en se constituant en piquets de grève qui ferment les portes sont fort mécontents quand la loi les oblige à consulter l’ensemble des salariés de l’entreprise, et pas seulement les piquets de grève. Quand des petits groupes de lycéens et d’étudiants suivent ces pratiques et ferment les lycées ou les universités, ils sont soutenus par ceux qui nomment le peuple qu’il faut écouter et le peuple qu’il ne faut pas écouter.

Il ne faut donc pas s’étonner que ceux qui s’arrogent le droit de nommer qui est du peuple et qui ne l’est protestent vivement contre le succès électoral du mouvement En Marche. Ils disent les abstentions, les pourcentages du premier tour. À droite comme à gauche. Fait partie du peuple ceux qui les suivent.

S’ils appliquaient à leurs mouvements, à leurs manifestations, les critères qu’ils voudraient imposer aux résultats électoraux, la plupart des mouvements qu’ils encensent s’écrouleraient comme châteaux de cartes.

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