dimanche 18 juin 2017

tranquilles


En Marche a été élu à l’Élysée et obtient la majorité à l’assemblée nationale. PS 44 sièges. FN 8 sièges. FI 28 élus dont 10 communistes. 57% d’abstentions. François Baroin a envoyé ses salutations républicaines aux vainqueurs. Les patriotes et les insoumis trépignent.

Quand un parti se prépare à gouverner alors qu’il n’a pas la majorité absolue, les alliances donnent un pouvoir exorbitant à des minorités, parfois même à des individus. Ainsi, à Dublin, un député indépendant a pu négocier des investissements en logements et en établissements culturels en échange de son vote. Aux dépens des autres quartiers de la ville. Il était tout seul mais on avait besoin de sa voix pour la majorité. En Israël, les intégristes sont minoritaires mais Netanyahou a besoin de leurs voix  et ils peuvent imposer leurs conceptions intégristes à l’ensemble de la société. May West a besoin des unionistes nord-irlandais pour gouverner et ce petit groupe d’une dizaine de députés négocie des investissements et des fonds publics en échange de leur soutien. Les élus ne représentent plus alors l’intérêt général, le bien commun, mais des intérêts locaux et particuliers.

Au Royaume-Uni, en Italie avec le mouvement cinq étoiles, en Espagne avec Podemos, la constitution d’un gouvernement est un casse-tête. Imaginez qu’un gouvernement en France dépende de l’appui des trois élus nationalistes corses pour gouverner et vous comprendrez la catastrophe qui nous est évitée.

En France, les nationalistes, les populistes de gauche ou de droite, sont à l’écart. Ils se partagent les ministères de la parole et masquent leur impuissance par le bruit et la fureur.  Ils n’ont aucun pouvoir de nuisance. Le gouvernement d’Emmanuel Macron peut mettre en œuvre le programme annoncé.

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