vendredi 31 mai 2013

europe


Europe. Le PS prépare une convention européenne. Les militants, une trentaine sur quatre cents adhérents, viennent présenter des amendements au texte proposé. Les responsables de la section CGO et les élus sont absents. La réunion se déroule, tous les amendements sont critiques, toutes les interventions sont critiques des institutions européennes. On applaudit François Hollande qui a vivement réagi aux injonctions de Barroso. On est sourd à François Hollande quand il soutient les réformes mises en place par Schröder. États-Unis. Pas une seule intervention ne fait le bilan de ce qu’a apporté à tous la construction européenne.

L’Occident (Europe plus États-Unis) s’est longtemps enrichi en étant les maitres du monde. L’Empire colonial des Français, Britanniques, Espagnols, a été source de rente et un énorme marché captif. Le temps n’est pas si loin où quelques canonnières réduisaient à néant les résistances chinoises à l’invasion des produits occidentaux. Pour d’autres milliards d’hommes, un système totalitaire paralysait les économies en Russie et en Chine. Aujourd’hui, ce rapport de forces est terminé. Fini. La prospérité occidentale ne peut plus s’appuyer sur une domination sans partage.

Face aux nouvelles puissances émergentes, Inde, Chine, et bientôt l’Afrique, chaque pays européen seul est démuni. Ensemble, ils forment une entité capable de négocier avec les États-Unis, capable de peser sur les négociations internationales. Ensemble, ils sont capables d’assurer la sécurité du commerce maritime menacé par la piraterie.

Mais nous sommes encore loin d’une Europe fédérée. Comment construit-on une société ? Par la recherche d’un équilibre entre intérêts contradictoires. Par l’apprentissage du dialogue. En apprenant à se mettre à la place des autres. En ne crispant pas sur les intérêts égoïstes, de caste, de corporation, de classe. On est loin du compte. Un seul petit exemple : les élus socialistes du Pays basque défilent contre l’extradition d’Aurore Martin en contradiction avec le Parti socialiste espagnol, sans jamais chercher à rencontrer les élus, les responsables, socialistes outre Bidassoa. Quand une section socialiste invitera-t-il un travailliste anglais, un socialiste allemand, un démocrate italien ? combien de candidats non français dans les futures listes européennes ?

 

 

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