vendredi 7 avril 2017

11 mai 1998 Vittoria


Le 11 mai 1998, à la suite de l’assassinat par l’ETA d’un garde civil à Vittoria, une manifestation silencieuse, a rassemblé quelques milliers de personnes. Dans la foule, on remarquait deux écharpes tricolores, celle d’André Labèguerie et de Brigitte Pradier, conseillers municipaux de la ville de Pays Basque, présents à la manifestation sur mandat du maire, Didier Borotra. Des élus de Vittoria sont allés saluer les deux conseillers « enfin vous voilà, ça fait longtemps qu’on vous attendait ».

Cette participation est une exception. Les élus du Pays Basque nord ne regardent pas vers le sud et participent à des manifestations de soutien aux anciens etarras sous des formes diverses. Michel Veunac, Colette Capdevielle, Sylviane Alaux, Frédérique Espagnac, Max Brisson, Jean-René Etchegaray, se dépouillent de leur écharpe pour ne pas déplaire aux patriotes basques et manifestent contre l’emprisonnement d’étarras, pour l’amnistie, pour le rapprochement des prisonniers en fonction de leur ethnicité et pour le blanchiment des armes.

            Quand la députée socialiste Rafaela Romero est venue participer à une réunion à Biarritz sur le processus de paix, Colette Capdevielle, Sylviane Alaux, Frédérique Espagnac n’ont pas trouvé le temps de venir la saluer. Elles étaient trop occupées à  blanchir les armes de l’ETA. D’autres élus de gauche ont trouvé le temps, mais pas elles.

            Le 11 mai 1998, Didier Borotra, André Labèguerie et Brigitte Pradier ont sauvé l’honneur de la ville de Biarritz.

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