mardi 11 avril 2017

la rafle


J’avais huit ans en ce juillet 1942 et j’habitais un hôtel de la rue Ramponneau dans le vingtième. Un agent de police nous a prévenu la veille de la rafle du Veld ’Hiv pour nous prévenir. Il fallait partir d’urgence. Nous étions les Syriens, les Irakiens, les migrants d’alors, et alors, les ancêtres de Marine Le Pen nous dénonçaient comme des étrangers dangereux, complices des ennemis de la France. Il y avait plus d’humanité chez ce policier français que dans ce Front national qui manipule l’histoire de France pour coller des étoiles sur les vêtements de tous ceux qui ne leur ressemblent pas.

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