mardi 16 janvier 2018

modestie militante


Le combat continue



D’après Mediabask  17 janvier 18, le rapprochement des prisonniers se fera au cas par cas, selon les règles de droit. En concertation avec les autorités espagnoles. La chancellerie souhaite rencontrer les associations de familles de victimes d’ETA. Les auteurs de crimes de sang ne seront pas rapprochés. Cette information est confirmée par un entretien avec Vincent Bru dans le même journal.

Ne mettons pas cette position forte, républicaine et respectueuse d’une société de droit, à l’actif d’un petit groupe de citoyens résistant à la vague des artisans de la paix. Non ce serait se monter le bourrichon. Il s’agit d’une une attitude de principe, de collaboration avec l’état espagnol (dont les artisans de la paix dit qu’il ne fait rien) et avec les associations de victimes (que les artisans de la paix n’ont jamais rencontrées). .

Les abertzale qui pilotent les artisans de la paix vont être évidemment fous de rage. Ce n’est pas du tout ce qu’ils demandaient. Qu’est-ce que c’est que cette distinction entre crimes de sang et transport d’armes, extorsions de fonds et kidnappings ? Et puis qu’est-ce que ces actions en lien étroit avec l’état espagnol dont ils dénonçaient l’inactivité ? Ça ne va pas du tout. Ils vont être très en colère contre ce petit groupe de citoyens qui inlassablement a rappelé les victimes et la terreur. Je leur déclare ici solennellement que ce petit groupe n’a eu qu’une influence mineure, encore qu’un caillou dans la chaussure, à force, ça fait mal.

Autre bonne excellent nouvelle : Vincent Bru annonce publiquement qu’il va rencontrer les associations de victimes en février prochain. Il ne dit pas, parce qu’il sait que nous sommes modestes, que cette décision a été prise après un entretien de deux heures avec Gérard Courtois, Maurice Goldring et Alain Robert, il ne dit pas, parce qu’il sait qu’on ne pousse pas du coude, que ces trois citoyens engagés feront partie de cette délégation en février. Il ne le dit pas parce qu’il sait que ça va agacer encore plus les abertzale artisans de la paix.

Pourtant dans son entretien, il s’attarde sur une entrevue avec des etarras : voici comment : « Ce sont des personnes très construites intellectuellement. Leur approche est intéressante et permet de mesurer le chemin parcouru. Ils dégagent calme, sérénité et sens des responsabilités. Ils sont et resteront des nationalistes basques, mais ils veulent sincèrement tourner la page de la violence au Pays Basque ».

Il aurait pu dire, dût notre modestie en souffrir, de ces trois citoyens qu’il a longuement rencontrés : « Ce sont des personnes très construites intellectuellement. Leur approche est intéressante et permet de mesurer le chemin parcouru. Ils dégagent calme, sérénité et sens des responsabilités »

Le directeur de la prison lui a confié que ces détenus étaient « très corrects ». Alors là, ça m’a fait froid dans le dos. Des assassins très corrects, ça me rappelle les années quarante d’un  autre siècle.  

Vincent Bru a rencontré des prisonniers basques condamnés pour activités terroristes en bande armée. Ils étaient très corrects. Vincent Bru a rencontré des citoyens préoccupés par l’oubli des victimes. Il n’en parle pas, par égard pour leur simplicité.

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